Travaux parlementaires: le «Sexual Offences Bill» renvoyé à mardi

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Presente hier en première lecture, le projet de loi Sexual Offences Bill fait l'objet de réserves tant de l'opposition que de la majorité. La plupart butent sur la question de la dépénalisation de la sodomie. 

L'opposition a demandé plus de temps au gouvernement pour étudier le projet de loi, demande qui a été acceptée. Il a été question que Rama Valayden, ministre de la Justice, présente le projet en deuxième lecture et que Nando Bodha, leader de l'opposition, demande l'ajournement. Mais le gouvernement a changé d'avis, estimant qu'il serait préférable que le tout se fasse au cours d'une seule et même session parlementaire. La question de sodomie a soulevé bien des passions lundi, au cours de la réunion parlementaire de l'Alliance Sociale. Quelques ministres et députés se sont prononcés contre la dépénalisation. 

Un autre projet de loi, le Cheshire Foundation Home for the sick Amendment Bill a lui été voté hier, sans amendements. Présenté par la ministre de la Sécurité sociale, Sheila Bappoo, ce texte proposait de changer l'appellation de la Fondation en Léonard Cheshire Mauritius, en conformité avec Léonard Cheshire International. Les activités de la fondation ont été redéfinies pour qu'elle soit exemptée d'impôts, lui permettant «d'économiser sur les coûts administratifs», a dit la ministre. 

Fazila Jeewa-Daureeawoo, députée de l'opposition, a, elle, rappelé que la fondation, créée en 1965, s'occupe de 21000 handicapés et personnes âgées en Angleterre et de 30 000 à travers le monde. Vasant Bunwaree, ministre du Travail, a déclaré qu'il était important de saluer la formation que donne la fondation à ses employés pour qu'ils puissent s'occuper des vieux. Sam Lauthan, autre député de l'opposition, est aussi intervenu dans les débats. 

Le projet de loi a été présenté, débattu et voté en une quinzaine de minutes.

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