Gassen Moonesawmy: arbitre par amour de la pétanque

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C’est à la table de contrôle que Gassen Moonesawmy s’assure du bon déroulement des tournois de pétanque.

C’est à la table de contrôle que Gassen Moonesawmy s’assure du bon déroulement des tournois de pétanque.

Ancien joueur, il a déjà représenté le quadricolore. Comme aux mondiaux de 2002, à Grenoble, France. Ou aux tournois de Singapour ou de Malaisie où ses coéquipiers et lui ont fini deuxièmes. Ses contraintes professionnelles ne lui ont malheureusement pas permis de continuer à jouer. Mais en bon mordu de la pétanque, c’est vers l’arbitrage qu’il s’est tourné.

Depuis quand êtes-vous arbitre ?
J’arbitre depuis une dizaine d’années au niveau national. Exercer comme ‘General Foreman’ - dans le domaine de la construction - ne me permet pas de m’entraîner. Mais pour rester en contact avec la pétanque, j’ai décidé de devenir arbitre. Au départ, j’ai suivi des formations avec la fédération de pétanque. J’ai d’abord passé un examen de stagiaire puis un examen national, à la suite duquel j’ai obtenu un brevet d’arbitre. Et c’est à partir de là que j’ai officiellement commencé à exercer comme arbitre au niveau national.

Vous n’êtes, donc, compétent que pour des tournois locaux ?
Non, j’ai aussi eu l’opportunité de passer un examen d’arbitrage international - du 1er au 4 décembre 2016 - alors que se déroulaient les derniers championnats du monde triplettes à Madagascar.

A ce jour, Gassen Moonesawmy est le seul arbitre mauricien à pouvoir agir
comme arbitre international à Maurice.

Est-ce facile d’arbitrer ?
Ce n’est pas difficile d’être arbitre. Mais certaines fois, on subit des pressions de la part des joueurs. Tous les joueurs doivent suivre les règlements. Au cas contraire, ils peuvent recevoir un carton jaune. S’ils récidivent, ils peuvent avoir un carton orange. S’ils continuent encore, ils risquent d’être expulsés.

Vous avez été joueur vous-même. Ne craignez-vous pas d’être critiqué dans vos décisions?
En tant qu’arbitre, il faut savoir se tenir et avoir des principes. Si on suit les règlements, on ne peut rien nous reprocher.

Que pensez-vous du niveau de la pétanque à Maurice ?
Maurice a été 9e aux mondiaux de triplettes à Madagascar. Aux championnats du monde de doublettes, en Belgique, en avril, le double hommes et le double mixte ont accédé tous deux en huitième de finale. Dans l’océan Indien, nous avons progressé. Autrefois, les Seychelles et l’île de la Réunion nous devançaient. On ne remportait jamais de compétition contre eux. Aujourd’hui, nous sommes deuxièmes derrière les Malgaches. Plus récemment, nous avons remporté une compétition internationale à St-Pierre, île de la Réunion, en 2016. Ce qui n’était jamais arrivé avant.

Le métier de contre-maître dans la construction ne permet plus à
Gassen Moonesawmy de s’entraîner à la pétanque.

Les derniers mondiaux ont montré que les pays asiatiques, comme la Thaïlande ou le Cambodge, jouaient bien. Que manque-til à Maurice pour accéder à leur niveau ?
Ils ont plus de facilités que nous. En termes d’équipements déjà. Ils ont aussi un volume de boulistes plus important que nous. Par ailleurs, il nous faudrait un coach national qui entraînerait nos boulistes. Ces derniers travaillent dur et n’arrivent pas toujours à s’entraîner après les heures de travail. C’est ce qui freine leur progression. Avec un DTN, les Mauriciens pourraient progresser davantage. La Fédération de pétanque travaille pour que nous en ayons un en 2018.

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