Découverte : le tchoukball lancé à Mon-Choisy dimanche dernier

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Même si son lancement n’a pas attiré la grande foule, le tchoukball a déjà un certain nombre d’adeptes à Maurice.

Même si son lancement n’a pas attiré la grande foule, le tchoukball a déjà un certain nombre d’adeptes à Maurice.

Il n’aura pas attiré grand monde. Une quinzaine de pratiquants seulement, rejoints par quelques curieux qui ont voulu s’y essayer. Mais, pas de quoi s’inquiéter. Le tchoukball, lancé, dimanche dernier, sur la plage de Mon-Choisy, n’en est qu’à ses premiers pas chez nous.

Julio Calegari, le responsable du programme de développement international du tchoukball, était à Maurice pour l’occasion. Il est optimiste quant à la popularisation de la discipline mais affirme que «celle-ci prendra son temps. Comme cela a été le cas d’ailleurs dans tous les pays où le Tchoukball jouit aujourd’hui d’une belle popularité».

Il a initié ceux présents aux fondamentaux du tchoukball qui est un mélange du hand, du basket et du volley. «C’est une activité très simple, sans contact physique mais qui requiert beaucoup de dynamisme. On s’accroche facilement. De plus, la pratique du tchoukball aide à développer les aptitudes pour les trois sports qui le composent.»

L’instructeur international sera de nouveau à Maurice prochainement. Pour, cette fois-ci, former des aspirants entraîneurs. Lesquels, à leur tour, seront appelés à mener des séances d’initiation dans les écoles, les collèges et à travers l’île, pour y repérer des talents, et ensuite les diriger vers des clubs qui seront créés. «L’idée est aussi de disposer de quoi pouvoir mettre en place des équipes nationales. Puisque, à La Réunion, aux Seychelles et au Sri Lanka, le tchoukball existe déjà. Ce serait donc bien si, dans un premier temps, Maurice pouvait s’engager dans des échanges avec ces autres nations. Et même, ensuite, viser les tournois internationaux.»

Cette perspective séduit Dharam Dussooa, le responsable de l’Association mauricienne de tchoukball. Certes, pas dans l’immédiat. Mais il compte tout mettre en œuvre pour atteindre, un beau jour, cet objectif. Avant, il prévoit prochainement une série d’activités visant à la promotion du tchouckball. «Une fois qu’on aura suffisamment de pratiquants, on va mettre en place les structures pour la création d’une fédération locale et l’organisation de championnats.»

Création et principes de jeu du tchoukball

Le tchoukball a été développé par le biologiste Hermann Brandt, dans les années 70. Ce, alors qu’il mettait en place un exercice d’échauffement pour la sélection nationale de handball suisse. Dénué de contact physique, le tchoukball se pratique sur un terrain de 14 × 24 m (ces dimensions correspondent à un terrain de basket) et avec une balle de tchoukball. Deux cadres de tchoukball («trampolines» inclinés) sont placés de chaque côté du terrain.

Deux équipes de sept personnes (filles ou garçons) s’affrontent en tentant de marquer des points. Un joueur marque un point lorsqu’il lance la balle, sans commettre de faute, sur un trampoline incliné et que celle-ci touche le sol hors du demi-cercle et dans le terrain avant qu’un adversaire ne la récupère.

Un joueur donne un point à l’équipe adverse s’il rate le cadre ou si le ballon rebondit (avant ou après le tir) hors du terrain (le trampoline étant hors du terrain). Chaque équipe peut marquer des points indifféremment sur n’importe lequel des deux trampolines.

Le joueur qui a le ballon peut faire trois empreintes maximum et n’a pas le droit de dribbler. Chaque équipe peut faire trois passes maximum avant de tirer (la première passe après un engagement ne compte pas). Lorsque la réception d’une passe est manquée (la balle touche le sol), le ballon change de camp. L’équipe qui ne possède pas la balle ne doit pas gêner les mouvements du porteur du ballon (pas de contact). Il est interdit de jouer avec les pieds ou les jambes. Chaque équipe peut marquer sur chacun des deux trampolines. On ne peut pas toucher plus de trois fois de suite le même trampoline.

A propos du tchoukball...

Ce n’est que vers le début des années 90 que la discipline a commencé à se populariser dans les pays tels que le Brésil, la Grande-Bretagne, la Chine, le Canada, les Etats-Unis, Taiwan, etc. C’est d’ailleurs sur le territoire taiwanais que se trouve aujourd’hui le siège de la Fédération internationale de tchoukball qui regroupe plus d’une quarantaine d’affiliés. Toutefois, fait ressortir Julio Calegari, le tchoukball, sous plusieurs variantes (en gymnase, sur gazon ou sur le sable) est pratiqué dans plus d’une soixantaine de pays, dont Maurice depuis tout récemment. Plusieurs compétitions continentales et internationales sont organisées, dont des Mondiaux chaque quatre ans. Ceux du Beach Tchoukball sont d’ailleurs prévus en août prochain à Taiwan.

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