Amaury: les habitants réclament des drains

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Des familles sont obligées de patauger dans la boue.

Des familles sont obligées de patauger dans la boue.

Après les grosses précipitations, certaines rues du village d’Amaury sont inondées. C’était le cas la semaine d’avant, alors que de fortes pluies s’abattaient sur le pays. Résultat, à Cemetery Road, environ six maisons ont été touchées de plein fouet.

Ce que déplorent les riverains c’est que jusqu’ici, il n’y a eu aucune visite des lieux ni un constat des dégâts par les autorités. Contrairement à ce qui s’est passé à la rue EDC, des drains n’ont toujours pas été aménagés et des familles continuent à en faire les frais.

À la route menant au crématoire, Hassenjee Hemuth attend avec impatience devant son portail. Âgé de 69 ans, il a les traits tirés. Fatigué et angoissé qu’il est par une situation qui dure depuis 2013.

«Je vis ici depuis plus de 50 ans avec ma famille. Auparavant, il y avait des accumulations d’eau mais pas comme aujourd’hui. À chaque fois, ma cour et ma maison se remplissent d’eau. Et comme j’élève des animaux, ma situation devient encore plus difficile», raconte le sexagénaire.
 

Cet habitant indique jusqu’où l’eau est montée.

Sa cour et la rue, remplies de boue, exsudent encore l’humidité. «Malgré le soleil, l’eau est toujours là. Imaginez donc comment a été la situation ?», nous demande-t-il.

Son voisin, Siddick Jawaheer, confie que comme la famille Hemuth, il y en a d’autres dont les maisons ont été affectées, comme les Boodhun et les Jawaheer. Le week-end dernier, il y avait un mariage chez des voisins, la famille Munisamy, et à cause de l’accumulation d’eau sur la route, les invités ont eu beaucoup de difficultés à y assister.

«C’est une honte pour nous. Les invités ont dû passer par la cour des autres voisins pour se rendre chez la famille Munisamy. Et tous les voisins se sont mobilisés pour évacuer l’eau. Certains se sont mis à creuser des canaux et d’autres ont même abattu leurs murs», confie-t-il.

À la rue EDC, la situation semble plus difficile encore. Elle est située tout près des champs de canne, n’est pas asphaltée et quatre familles y habitent. Artee Shibchurrun et Diksha Ramkurrun cheminent sur cette rue boueuse accompagnées de leurs enfants.

«Nous sommes d’ailleurs obligées de marcher dans cette boue matin et soir. Nos pieds ont déjà été infectés par cette boue», déplore Diksha. Ces riverains confient qu’à chaque grosse pluie, l’eau sortant des champs de canne s’accumule sur place.

«À plusieurs reprises, des cadres du conseil de district de Rivière-du-Rempart et des représentants de la National Development Unit (NDU) sont venus sur place et nous leur avons dit qu’il faudrait aménager un drain tout autour de la localité. Mais rien n’a été fait. Il y a quelques années, la NDU avait entrepris des travaux mais des drains ont seulement été aménagés le long d’une seule rue», lance Artee Shibchurrun.

La rue EDC compte également une grotte qui a été recouverte d’eau le week-end dernier, explique Ashok Jeebun. «Depuis, les eaux sont restées stagnantes vendredi, samedi et dimanche et cela a provoqué une situation très gênante et pénible pour nous et nos enfants», ajoute le père de famille.

Ces nombreux habitants lancent un appel au représentant du conseil de district de Rivière-du-Rempart, aux secrétaires parlementaires privés et élus de la circonscription à faire le nécessaire. «Nous ne pouvons plus continuer avec cette situation. Tout comme les autorités sont en train de construire des drains ailleurs, ici aussi ce genre de travaux sont requis», soutient Ashok Jeebun.

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