Travaux communautaires: un ashram interdit l’accès à une prostituée

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Marie Stephanie Elda Pavaday, masseuse, a comparu devant la Cour intermédiaire, jeudi 11 mai.

Marie Stephanie Elda Pavaday, masseuse, a comparu devant la Cour intermédiaire, jeudi 11 mai.

En sus d’écoper d’une amende de Rs 35 000, elle devait effectuer des travaux d’intérêt général. Condamnée sous une accusation formelle d’assisting in the keeping of a brothel, en vertu de l’article 90 (1) du Code pénal, Marie Stéphanie Elda Pavaday, masseuse, a comparu devant la Cour intermédiaire, jeudi 11 mai.

Or, l’officier du Probation Office, qui était responsable de son dossier et qui l’avait chargée d’entreprendre des travaux dans un ashram, a annoncé en cour que l’ashram en question ne souhaite pas que la condamnée y mette les pieds. De ce fait, Stéphanie Elda Pavaday, devra revenir en cour, le 25 mai, où un nouvel endroit ou établissement sera désigné, pour qu’elle puisse effectuer des travaux d’intérêt général.

C’est une affaire qui remonte à 2012. Cette jeune femme de 17 ans à l’époque, qui habitait  Plaisance, avait été arrêtée. Elle avait décroché un emploi, comme masseuse, au Beauty Care Centre, un salon de beauté, à Eau-Coulée, dont le propriétaire est un certain  Harry Sonah. La jeune femme, qui touchait un salaire de Rs 5 000 mensuellement, avait soutenu que c’était à la demande du propriétaire qu’elle avait proposé aux clients, venus pour une séance de massage, des activités sexuelles, contre paiement,

Marie Stéphanie Elda Pavaday avait commis ces actes entre février et mars 2012. Elle avait avoué se prostituer et avoir eu des relations sexuelles avec six clients, en février 2012. Elle avait obtenu une somme de Rs 4 800 de ces clients, avant de remettre une partie de l’argent à Harry Sonah.

C’est le 29 mars de la même année qu’elle a été arrêtée, lorsqu’elle attendait les clients, pour ses services additionnels. La police avait effectué une fouille avant de découvrir que ce salon ne proposait pas que des massages. La jeune fille avait même participé à une reconstitution des faits, où elle avait montré aux enquêteurs deux cabines, dans lesquelles elle emmenait ses clients.

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