Dr Sharmila Seetulsingh Goorah: «PNQ ou pas, nous faisons notre travail»

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Dr Sharmila Seetulsingh Goorah, directrice de l’université de Technologie de Maurice.

Dr Sharmila Seetulsingh Goorah, directrice de l’université de Technologie de Maurice.

La Private Notice Question (PNQ) du leader de l’opposition a vite tourné contre vous. Il a réclamé votre tête…
Laissez-le réclamer ce qu’il veut. Les questions, c’est une chose. Mais les allégations gratuites et de mauvais goût sous le couvert de l’immunité parlementaire, c’en est une autre.

Vous savez, pour nous, PNQ ou pas PNQ, nous faisons et nous continuerons à faire notre travail. Il concède lui-même d’ailleurs que les choses traînent depuis plusieurs années. On ne peut pas s’attendre à des miracles en moins de deux ans. Il y a beaucoup d’ordre à mettre à l’université de Technologie de Maurice et je ne laisserai pas les Personal Agendas de quelques personnes déranger notre travail. Certains ne peuvent pas voir des femmes à la tête des institutions.

Avez-vous été proche du Parti travailliste ?
Comme tout le monde, j’ai une appartenance politique. Je n’ai pas de parcours politique, mais j’ai un long parcours professionnel. Une chose est sûre, j’assume mes décisions et je ne fais pas de musical chairs !

Parlez-nous des infrastructures de l’UTM…
Madame la ministre a tout dit dans sa réponse. C’est le résultat de plusieurs années de négligence. J’ai fait soumettre au Bureau de l’Audit en 2016 des bilans financiers qui n’avaient pas été soumis  depuis plusieurs années. Je travaille en ce moment sur la soumission des rapports annuels qui n’ont pas été déposés depuis juillet 2009. Nous avons pris des mesures pour que des rapports réguliers de l’état des lieux soient soumis au management, au lieu d’en faire un étalage public.

Qu’en est-il de la mauvaise communication au sein de l’université ?
Que l’Honorable Duval me donne des preuves et on en reparlera. Côté communication et information, je fais ressortir que depuis l’an dernier, nous avons réduit les frais pour les doctorants, qui sont passés de Rs 200 000 par an à une moyenne de Rs 50 000 par an pour encourager la recherche.

Le moral du personnel ne serait pas non plus au beau fixe…
Depuis que je suis arrivée, nous avons offert des emplois permanents à huit membres du personnel enseignant qui étaient sur contrat depuis plus de quatre ans et à un membre du personnel non enseignant. Nous avons aussi comme projet de voir avec les chefs de section dans quels domaines leur personnel a besoin de formation. À chaque occasion, j’envoie nos membres à des ateliers de travail. Nous avons déjà entamé des démarches afin de mettre sur pied un Students Complaints Committee et un Staff Complaints Committee.

Le bruit court que vous avez un lien de parenté avec Leela Devi Dookun-Luchoomun. Et que vous êtes issue de la circonscription n° 8 ?
Ah bon ? Bientôt on me dira que j’ai un lien de parenté avec vous… Et non, je ne suis pas du n° 8.

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