[Vidéo] UTM: les étudiants déplorent les absences de la directrice

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Sharmila Seetulsingh-Goorah, la directrice de l’UTM, se trouve en pleine polémique, sa gestion étant contestée par les étudiants.

Sharmila Seetulsingh-Goorah, la directrice de l’UTM, se trouve en pleine polémique, sa gestion étant contestée par les étudiants.

«Elle n’est dans son bureau que de midi à 13 heures», confie un étudiant de l’université de Technologie de Maurice (UTM). Il fait notamment référence à Sharmila Seetulsingh-Goorah, directrice de l’établissement, qui ne serait pas suffisamment présente sur le campus. Nous avons tenté d’obtenir une réaction de la principale concernée. D’autant plus qu’hier, cette institution était sous les feux des projecteurs avec une Private Notice Question sur la gestion de cet établissement.

«Cela fait deux ans que je suis là. Mais je l’ai vue à peine deux fois», lâche Hemshika Seetul. Avis que partage Giovanni Augustin, un autre étudiant. La directrice, avance-t-il, ne s’aventure jamais sur le campus pour faire un constat des lieux.

Du reste, l’heure d’arrivée de la directrice à son lieu de travail a été évoquée par le leader de l’opposition au Parlement hier, mardi 9 mai. En réponse, la ministre de l’Education, Leela Devi Dookhun Lutchoomun, a avancé ne pas connaître si cela s’avère vrai ou pas. 

Cette PNQ a toutefois redonné un peu d’espoir aux étudiants. L’espoir d’un meilleur traitement, de meilleures infrastructures. «Nous espérons que le sort des étudiants va changer avec cette PNQ maintenant», lâche-t-on.

Baisse de la performance

Cela fait plus de deux ans que le syndicat des étudiants lutte pour améliorer la situation au sein de l’UTM, en vain. Après avoir envoyé plus d’une quinzaine de lettres et courriels durant toute une année, des étudiants avaient même manifesté le 19 avril, pour faire entendre leur voix.



 

Les étudiants présents sur le campus sont tous unanimes à dire que l’université n’offre pas assez de facilités pour qu’ils puissent s’épanouir pleinement. Raison pour laquelle, s’insurgent-ils, il y a une baisse au niveau des performances.

«Sur le campus, nous n’avons pas accès au Wi-Fi. Comment voulez-vous que l’on fasse nos assignments et les recherches que nous recommandent nos chargés de cours», déplore Hemshika Seetul, une étudiante en deuxième année à l’UTM. De renchérir que l’établissement, qui aurait dû être à la pointe des technologies, n’a même pas de projecteurs et de climatiseurs. 

Quid des sanitaires ? Les toilettes, elles, n’ont ni papier ni poubelle. «Cela pose un gros problème, surtout pour les filles. De plus, l’eau ne coule pratiquement jamais dans les toilettes», affirme Yudish Sharma Kowlessur, un membre du syndicat des étudiants. «Selman kav dir ou sa linfrastriktir isi la bizin rédrésé sa.»

Voir aussi notre diapo - UTM: un campus en souffrance

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