Le 100e Giro, un défi pour les fanas tchèques de la trottinette

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Pour réaliser ce nouveau défi, les "trottineurs" trimeront jusqu'à 17 heures par jour sur les routes, pas encore fermées à la circulation.

Après un triomphe au 100e Tour de France en 2013, ils se lancent dans la même aventure au Tour d'Italie et rêvent d'un triplé, avec la Vuelta. Qui? Nairo Quintana? Vincenzo Nibali? Peter Sagan? Non, un groupe de fanatiques tchèques de la trottinette!

«Même les rêves les plus fous peuvent se réaliser», lance Vaclav Liska, acteur de théâtre qui sera, comme cinq autres Tchèques et un Finlandais, au guidon d'un pédicycle muni d'une grande roue à l'avant et d'une petite à l'arrière.

Comme au Tour de France 2013, le groupe va couvrir la totalité des 3.615 km du Giro, copiant soigneusement toutes ses 21 étapes.

«Chaque étape, nous allons la parcourir à la veille du peloton cycliste. Ou, autrement dit, les cyclistes n'y iront qu'un jour après nous», sourit Vaclav Liska.

«Le Tour de France est peut-être la course la plus célèbre, mais le Giro est sans nul doute celle qui est la plus difficile. Un véritable enfer. Sans parler des étapes dans les Dolomites, qui sont encore pires que l'enfer», affirme-t-il.

Pour sa 100e édition, le Giro d'Italia visitera toutes les régions de la «botte»: après un départ le 5 mai en Sardaigne (un «petit problème logistique pour nous», dit Vaclav), le peloton va sillonner la péninsule, pour arriver à Milan le 28 mai.

Pour réaliser ce nouveau défi, les «trottineurs» trimeront jusqu'à 17 heures par jour sur les routes, pas encore fermées à la circulation.

La nuit, ils trouveront refuge sous les tentes, montées avant leur arrivée dans les campings par une équipe d'accompagnement qui se déplacera à bord de quatre voitures.

Moment exquis

«Ce sera sûrement un moment exquis quand on pourra savourer tranquillement un caffé italiano sur une terrasse ensoleillée, devant le Duomo di Milano», rêve Vaclav.

En 2013, la bande a accompli son premier exploit en parcourant les quelque 3500 km entre Porto-Vecchio et les Champs-Élysées à Paris, lors de la 100e édition de la «Grande Boucle».

«C'était une performance extrême et le corps s'en remettait pendant le reste de l'été», se souvient Jan Vlasek, un autre membre du groupe composé de représentants de différentes professions, d'un vendeur de pizzas à un juriste.

«En Italie, les choses risquent de se compliquer encore à cause d'une météo instable en mai, surtout dans les montagnes. Quinze heures sur la route sous une pluie glaciale, pendant quatre jours d'affilée, ça n'a rien d'enviable», dit Jan Vlasek.

Un dernier défi

Comme les autres participants au «Kick Italy 2017», Vlasek se réjouit du fait que leur exploit français a servi de promotion de leur sport, relativement récent.

«Une course de trottinettes est organisée chaque printemps à Pardubice, en Bohême. En 2013, avant notre départ pour le Tour de France, il n'y avait que huit participants. Douze mois plus tard, ils étaient déjà 130», se félicite-t-il.

Le Tour de France a fêté son 100e anniversaire en 2013, le Tour d'Italie l'imite cette année. La Vuelta (Tour d'Espagne) n'a pour l'instant derrière elle que 71 éditions.

L'horizon de son centenaire ne semble toutefois pas trop éloigné à Jan Vlasek: «J'aurai 62 ans et par exemple notre copain finlandais et grande figure de ce sport Alpo Kuusisto sera quant à lui âgé de 73 ans. Mais si nous réussissons ce Giro, nous voudrons affronter en commun aussi ce dernier défi. Ce serait sûrement le plus beau point final à notre aventure», confie-t-il.

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