Roshi Bhadain: «Il faut baisser le salaire des ministres par 25 %»

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L'ex-ministre de la Bonne gouvernance lors de son congrès à au-Bassin, dimanche 7 mai.

L'ex-ministre de la Bonne gouvernance lors de son congrès à Beau-Bassin, dimanche 7 mai.

Le système est corrompu. «Dan ki péi ou bizin al get dépité pou gagn travay?» C'est ce qu'a déploré Roshi Bhadain, le leader du Reform Party, lors de son congrès aux Royal Gardens, à Balfour, Beau-Bassin, dimanche 7 mai. Pour remédier à la situation, l'ex-ministre de la Bonne gouvernance promet de mettre en place dix mesures s'il accède au pouvoir. 

Tout d'abord, a fait valoir Roshi Bhadain, il compte diminuer le nombre de ministres de 24 à 20. Car un avocat ne peut occuper le poste de ministre de la Santé, a, entre autres, soutenu le leader du Reform Party. En outre, le leader du Reform Party envisage de baisser le salaire des ministres, secrétaires parlementaires privés et députés par 25 %. Et abolir les pensions que touchent députés et ministres.

Qui plus est, l'ex-ministre de la Bonne gouvernance a affirmé qu'il supprimera toutes les voitures officielles des Very Important Person Security Unit, comme les ex-présidents et ex-Premiers ministres. Et abolira les per diem des hauts fonctionnaires et ministres. Selon Roshi Bhadain, certains hébergent chez leurs proches pendant leur voyage et empochent les per diem à des fins personnelles.

Les Advisors, dont la plupart sont des courtiers, s'insurge l'ex-ministre de la Bonne gouvernance, seront sommés de déclarer leurs avoirs. Chaque Advisor n'aura droit de siéger que sur un seul board. «Un homme comme Sanspeur ne peut pas avoir le monopole du savoir», a-t-il fait ressortir.  

Roshi Bhadain a aussi annoncé qu'il compte créer une National Competency Database pour tout Mauricien qui souhaite servir sur des boards parapublics. Ainsi qu'éliminer le système «roder bout». Quitte à sanctionner ces personnes par une peine de dix ans de prison.

Par ailleurs, il a soutenu le fait qu'il compte revoir la durée du mandat d'un leader. Ce dernier, a avancé l'ex-ministre de la Bonne gouvernance, n'a pas le droit de rester au pouvoir pendant plus de dix ans. Et en ce qui concerne les candidats qui brigueraient les suffrages, a-t-il ajouté, il faudrait que ces derniers soient issus des différentes circonscriptions et qu'il y ait 30 % de femmes et 30 % de jeunes âgés de moins de 40 ans.

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