Post-BAI: Un client de la Bramer présumé coupeur de tête

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 Gérard Berty est accusé d’avoir menacé le directeur de la National Property Fund Ltd.

 Gérard Berty est accusé d’avoir menacé le directeur de la National Property Fund Ltd.

«Je n’ai jamais menacé de lui couper la tête. Mo pa ti armé nanié», se défend Gérard Berty. Il n’empêche qu’une plainte a été portée contre lui par le directeur général de la National Property Fund Ltd (NPFL). Selon la police, Gérard Berty aurait menacé Sanjiv Issary et il serait retourné à la NPFL pour s’en prendre au directeur général à nouveau.

Mais ce client de la Bramer Asset Management a une différente version des faits. Il confirme sa présence sur les lieux à plusieurs reprises au cours de la semaine écoulée, mais nie avoir proféré des menaces. 

«Je me suis rendu dans les locaux de la NPFL lundi, mais on m’a dit que le directeur n’était pas là», explique-t-il. Une employée lui fait savoir que s’il est client du Super Cash Back Gold, il aurait été payé Rs 500 000 en attendant le reste. Ne comprenant pas sur quoi on se base pour faire les paiements et estimant qu’il est victime de discrimination, Gérard Berty décide de se rendre à l’Independent Commission against Corruption (ICAC) le lendemain. Mais c’est ce même lundi que la déposition est faite contre lui.

En sortant de l’ICAC, le mardi, Gérard Berty se rend à nouveau à la NPFL pour tenter une fois de plus de voir le directeur. «La secrétaire m’a informé qu’il était pris dans une réunion de comité. Comme la porte de son bureau était entrouverte, j’y suis entré et il était là !» raconte cet habitant de Baie-du-Tombeau.

Finalement, devant celui qu’il cherchait, Gérard Berty lui demande des explications quant au paiement des Rs 5 millions qu’il avait investies, mais il n’obtient pas de réponse. Il retourne donc à l’ICAC mercredi matin. «On a simplement parlé, il n’y a jamais eu de menace», réitère-t-il.

À sa surprise, il reçoit un appel du poste de police de Pope Hennessy, le jeudi, lui demandant de s’y présenter. «Au début, on m’a dit qu’il n’y avait qu’un warning. Mais par la suite, j’ai été arrêté et emmené en cour.» Après avoir payé sa caution de Rs 3 000, il demande la permission à la police de retourner à la NPFL. «Arrivé là-bas, je vois un agent de sécurité sur place. Il n’était pas là les autres jours.»

Encore une fois, la secrétaire l’informe de l’absence du directeur. Il décide d’attendre sur place, mais quelques minutes après, des policiers arrivent et lui demandent d’évacuer les lieux. «Je n’ai menacé personne. Je n’ai parlé à aucun employé ce jour-là !» Malgré ses explications, il est en liberté conditionnelle et une interdiction de quitter le territoire pèse sur lui.

Gérard Berty ne comprend pas pourquoi son dossier, certifié correct par la Financial Intelligence Unit et la Mauritius Revenue Authority, prend tout ce temps, d’où son insistance à voir le directeur. «L’argent a été transféré directement de la MCB à la Bramer. Il est facile de le retracer.»

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