L’UE doit se doter de son propre FMI, estime Dijsselbloem

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Le président de l'Eurogroupe, le ministre néerlandais des Finances, Jeroen Dijsselbloem au Parlement européen, à Bruxelles, le 27 avril 2017.

Le président de l'Eurogroupe, le ministre néerlandais des Finances, Jeroen Dijsselbloem au Parlement européen, à Bruxelles, le 27 avril 2017.

Le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a plaidé jeudi pour la création d’un fonds monétaire européen qui remplacerait le FMI pour tous les futurs plans de sauvetage des pays de la zone euro en difficulté.

M. Dijsselbloem, ministre néerlandais des Finances, a fait ses déclarations devant les eurodéputés alors qu’un désaccord persiste entre la zone euro et le FMI, tout deux créanciers de la Grèce, sur l’allègement de la dette contractée par Athènes.

M. Dijsselbloem a estimé que le Mécanisme Européen de Stabilité (MES) - fonds de soutien aux pays en difficulté créé à la suite de la crise de la zone euro - devrait assumer les responsabilités du FMI pour les pays ayant adopté la monnaie unique. Il a ajouté qu’un rapport était en préparation à ce sujet.

«Nous pouvons renforcer l’Union monétaire européenne si les responsabilités et la solidarité sont étroitement liées» a expliqué M. Dijsselbloem.

«Et l’une des façons d’y parvenir est de transformer le MES en fonds monétaire européen», a-t-il argué.

Jusqu’ici, le MES a agi en partenariat avec le FMI dans les programmes de sauvetage mis en place pour les pays de la zone euro en difficulté, comme la Grèce.

Ces déclarations interviennent alors que la participation financière du FMI au troisième plan d’aide à la Grèce, conclu en juillet 2015 et qui prévoit l’octroi de crédits de 86 milliards d’euros sur trois ans, est toujours en suspens.

Cette participation est ardemment souhaitée par l’Allemagne, principal créancier d’Athènes, qui voit dans sa présence un gage de rigueur.

Le FMI, qui avait joué un rôle majeur dans les deux premiers plans d’aide à Athènes, a pour l’instant un simple rôle de conseiller dans le troisième plan de sauvetage.

Pour participer financièrement au troisième plan d’aide, il insiste que la dette grecque soit considérablement allégée.

L’intervention de M. Dijsselbloem au Parlement européen survient après une vive polémique sur des propos controversés qu’il avait tenu dans un journal allemand, jugés désobligeants à l’encontre des pays du sud de la zone euro.

Le Néerlandais avait décliné il y a près d’un mois une invitation des eurodéputés pour venir s’expliquer à ce sujet «pour des questions d’agenda». Jeudi, il a une nouvelle fois présenté des «regrets» si ces propos ont pu offenser certains.

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