Leslie Chérubin: monsieur l'arbitre

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1997. Leslie Chérubin laisse de côté son maillot de joueur pour revêtir celui d’arbitre. C’est aux côtés de Hedley Han qu’il effectue son baptême du feu. Il y prend goût. S’ensuivront plusieurs centaines de matchs. Et une belle carrière internationale.

Pas plus tard que le week-end dernier, Leslie Chérubin était au pays de Nelson Mandela. La FIBA a fait appel à lui pour officier, avec un duo mozambicain composé d’Arthur Bandeira et Celio Chiau, dans le match (sur deux manches) opposant l’Afrique du Sud au Zimbabwe, comptant pour les éliminatoires de l’AfroBasket senior (Ndlr : c’est l’Afrique du Sud qui s’est imposée et qualifiée au final). Quelques jours auparavant, la fédération malgache l’avait sollicité pour arbitrer les quarts et les demi-finales de la Coupe du Président.

Ces désignations sont fréquentes. «Au moins une fois chaque année depuis 2006, quand je fus nominé pour la première fois pour arbitrer lors de la phase finale féminine de la Coupe d’Afrique des Nations des -20 ans (Ndlr : compétition aujourd’hui connue sous le nom de l’AfroBasket)», souligne Leslie Chérubin qui détient sa licence d’arbitre international depuis l’an 2000.

Sa réputation, le passionné de basket, qui a défendu en tant que joueur les couleurs de Jointville et de Allstars, l’a construite en travaillant dur. En exigeant toujours le meilleur de lui-même. En procédant à des auto-analyses lors du visionnage des films de ses matchs, et ce sans peur de s’avouer ses erreurs. Ce sont là les variables dans l’équation d’une constante amélioration. Tout cela pour dire que les nominations pour arbitrer les compétitions africaines ne tombent pas du ciel. Et, ce n’est pas par hasard non plus que Leslie Chérubin a officié lors des finales masculines respectives des quatre dernières éditions des Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI).

«Dans l’arbitrage, tout comme c’est le cas dans la vie, elle-même, on ne finit jamais d’apprendre.» Il concède cependant, «aussi prudent et consciencieux que l’on puisse être, l’arbitrage parfait n’existe pas. L’erreur est humaine. On est appelé, très souvent, à prendre des décisions en une fraction de seconde. Donc, il peut arriver que l’on se trompe. On peut parfois s’en rendre compte sur l’instant. Ou pas. Dans le premier cas, il faut vite corriger l’erreur commise et se concentrer, à nouveau, sur le déroulement du match. Et ne surtout pas essayer de compenser, à travers une autre décision, l’équipe qui a été pénalisée. Cela va à l’encontre même de la neutralité, symbole de la philosophie de l’arbitrage.

Le public, ses remarques désobligeantes et son attitude parfois même hostile, c’est un autre élément que Leslie Chérubin a appris à maîtriser au fil de sa carrière. Il en a des souvenirs des situations précises de ce genre mais il préfère, néanmoins, se remémorer des pans plus agréables de sa carrière. Comme ce match, son tout premier arbitré chez les seniors, entre le Côte d’Ivoire et le Cameroun en 2011, disputé devant des gradins remplis. «Le niveau de jeu, l’ambiance et le respect voué aux arbitres étaient tels que j’avais envie que le match dure éternellement.» Et toujours en 2011, la finale de JIOI aux Seychelles.

Aujourd’hui, il est en lice, avec trois autres arbitres, pour le renouvellement de sa licence internationale. D’après les nouveaux critères établis par la FIBA, un seul Mauricien sera retenu. Les examens ont déjà eu lieu. Leslie Chérubin, qui chérit le rêve d’arbitrer un jour les Championnats du monde juniors ou les Jeux olympiques, espère que les résultats lui seront favorables.

 Une publication du quotidien BonZour!

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