Beejaye Coomar Appanna : «Je ne regrette pas la conférence de presse»

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Beejaye Coomar Appanna, président du National Wage Consultative Council

Beejaye Coomar Appanna, président du National Wage Consultative Council

Certains syndicalistes siégeant au National Wage Consultative Council déplorent le fait que le président ait animé un point de presse sans eux. Ce qui a mené à la démission du syndicaliste Haniff Peerun. Toutefois, Beejaye Coomar Appanna dit n’avoir rien à se reprocher.

Votre conférence de presse a conduit à la démission d’un des membres du conseil. Votre réaction…

La tenue de la conférence de presse le 12 avril n’est qu’une excuse. Le syndicaliste en question allait démissionner tôt ou tard. Il m’avait fait comprendre qu’il n’était pas heureux de n’avoir pas été choisi en premier lieu (NdlR, Haniff Peerun a remplacé Ashok Subron lorsque ce dernier a refusé d’être membre du conseil) et qu’il ne croyait pas dans le bureau central des statistiques. Après sa démission, plusieurs membres du conseil, y compris certains syndicalistes, m’ont appelé pour me dire que je n’avais fait que mon travail. Cela dit, je n’ai rien contre le principal concerné. Je lui pardonne.

D’autres syndicalistes n’apprécient pas le fait que vous ayez tenu cette conférence de presse en solo…

J’ai carte blanche pour m’adresser à la presse. D’ailleurs, lorsque j’ai été nommé au poste de président du conseil, j’avais spécifié que ce serait à condition que je puisse communiquer avec la presse. Tout comme je l’ai fait lorsque j’étais au Pay Research Bureau. C’est à ma discrétion de le faire. Je ne regrette pas la conférence de presse et je suis satisfait du résultat. Comme le dit le Bhagavad Gita, «whatever is happening, is happening for the good. Whatever will happen, will also happen for the good».

Appréhendez-vous votre prochaine rencontre avec les syndicalistes, prévue le 3 mai ?

Je suis serein. Il ne devrait y avoir aucun problème. J’apprends que le syndicaliste démissionnaire sera remplacé (NdlR, selon nos recoupements, aucun remplaçant n’avait été désigné à hier). Je veux que ce soit quelqu’un qui apporte sa contribution, qu’il soit pour ou contre le projet.

Le président de la Federation of Civil Service and Other Unions, Narendranath Gopee, réclame votre démission. Est-ce justifié ?

C’est de la démagogie. Je ne crois pas que celui-ci soit quelqu’un de bête. J’ai été nommé selon les dispositions de la loi qui veut que le Chairman soit apolitique. Quant à moi, je trouve que c’est une initiative louable de proposer un salaire minimum.

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Le National Wage Consultative Council a avancé une fourchette de Rs 7 500 à Rs 8 500 comme montant de salaire minimal. Toutefois, l’on apprend que c’est un premier chiffre préconisé et que des discussions sont toujours en cours. Entre-temps, les sentiments sont mitigés face à cette proposition.

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