Souillac - Clean-up campaign: l’engagement citoyen n’y est pas

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Pour Kamalsaw Gajadur, président du conseil de district de Savanne, il est plus important d’apprendre à ne pas salir que de nettoyer après.

Pour Kamalsaw Gajadur, président du conseil de district de Savanne, il est plus important d’apprendre à ne pas salir que de nettoyer après.

«Nous avons beaucoup de difficultés en ce qui concerne la mise en oeuvre du Clean-up Campaign dans le district», dit Kamalsaw Gajadur. En effet, un mois après le lancement de cette campagne de nettoyage nationale, le président du conseil de district de Savanne fait un triste bilan pour le district.

La plus grande difficulté, selon lui, est le manque d’implication de la part des divers stakeholders et l’absence d’engagement citoyen. «En ce moment, nous nous attaquons au nettoyage des terrains en friche du district mais nous ne voyons pas les personnes du ministère de l’Environnement et de la Road Development Authority. Nous aurions aussi aimé avoir les responsables des propriétés sucrières et la police de l’environnement comme parties prenantes», souligne-t-il.

Le président du conseil de district déplore également le manque de synergie entre le district et d’autres instances. «Nous faisons de notre mieux pour accomplir le travail car c’est notre devoir. Cependant, nous opérons avec une flotte limitée de camions et avec les contraintes auxquelles nous faisons face pour maintenir un service régulier, c’est un peu plus difficile d’assurer les nettoyages supplémentaires. Nous arrivons à nous en sortir grâce aux camions que nous empruntons aux autres collectivités locales», explique Kamalsaw Gajadur.

Raison pour laquelle ilestime qu’un investissement plus soutenu des stakeholders dans la campagne de nettoyage ne serait pas du luxe. L’autre cause de son insatisfaction est la réponse tiède du public.

«Je suis triste de voir que les membres du public continuent avec leurs mauvaises habitudes. Les gens continuent à tout jeter là où ils veulent», constate le président du conseil de district de Savanne.

«Comment expliquer tous ces cours d’eau sales ? Le dumping continue malgré le nettoyage. Il y a une perception que le nettoyage, c’est seulement l’affaire du conseil de district. Moi je dis qu’avant le nettoyage, il faut apprendre à ne pas salir premier», lance le président qui ne cache pas sa désapprobation.

Plus d’initiatives

Il déplore surtout le manque d’engagement citoyen de la part des jeunes et des élèves. «Seulement le collège Mootoocoomaren Sangeelee SSS a organisé un clean-up et a demandé l’aide du conseil. J’aimerais voir plus d’initiatives de la part d’autres collèges et écoles», souhaite Kamalsaw Gajadur.

Il fait aussi appel aux propriétaires de la région : «Je demande aux propriétaires de collaborer avec nous en vue de sécuriser les accès qu’utilisent souvent les gens pour aller faire du dumping. Cela permettra ainsi de réduire le nombre de sites qui sont touchés par ce problème.»

Le conseil de district de Savanne continuera néanmoins son travail de nettoyage avec les moyens du bord, confie le président Kamalsaw Gajadur. Il maintient qu’un éclair de conscience citoyenne sera d’un plus grand bien pour l’initiative de nettoyage dans la région.

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