L’escalier : Colère autour des nouveaux horaires pour la Médiclinique

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C’est la colère parmi les conseillers et les habitants en prenant connaissance des nouveaux horaires de la Médiclinique.

C’est la colère parmi les conseillers et les habitants en prenant connaissance des nouveaux horaires d'ouverture de la Médiclinique. 

Levée de boucliers des habitants de L’Escalier après l’annonce des nouveaux horaires d’ouverture de la Médiclinique. Si elle fonctionnait 24/24 auparavant, ce sera désormais pendant 10 heures seulement.

La publication de cet avis annonçant les heures d’opération de la Médiclinique de L’Escalier a provoqué un vif mécontentement dans cette localité, lundi. En effet, cet établissement de santé ne fonctionne que de 8 heures à 18 heures depuis le 3 avril, conformément à une décision du ministère de la Santé.

«C’est une véritable discrimination envers les habitants de L’Escalier mais aussi des nombreux villages alentours, qui dépendent de ce service hospitalier», lance le conseiller de district Hassen Beeharry.

C’est ainsi qu’il qualifie le choix du ministère de tutelle de ne pas accorder le même temps d’opération à la Médiclinique de L’Escalier comme à celles des autres localités à travers le pays.

Preuve à l’appui, il souligne que toutes les autres Médicliniques opèrent de 8 heures à 21 heures alors qu’à L’Escalier les portes ferment désormais à 18 heures. Ce qui fait trois heures de service en moins pour ce village du Sud. «Nous voulons savoir ce qui a motivé le choix du ministère et sur quoi il s’est basé pour apporter un tel changement seulement ici», martèle le conseiller Beeharry.

«Ce ne sont pas ces trois heures retranchées qui permettront de couvrir toutes les dettes du pays ! Ce sont les villageois qui vont payer le prix fort», lance pour sa part le président du conseil de village, Karamchund Durbarry.

Il déplore qu’après avoir bénéficié pendant des années d’un service 24 heures sur 24, les villageois doivent désormais se tourner vers l’hôpital de Rose-Belle en cas d’urgence.

«C’était un grand soulagement pour les habitants du coin car tous n’ont pas les moyens de se payer un taxi pour aller à l’hôpital de Rose-Belle. Déjà qu’un taxi prend au minimum Rs 300 pour cette course, s’il lui faut attendre la personne, cette somme double», dit le président du village.

Il explique que les gens des villages avoisinants comme Carreau-Esnouf, Camp-Diable, Trois-Boutiques, Malakoff étaient aussi soulagés de pas avoir à se rendre à Rose-Belle. «L’hôpital Jawaharlal Nehru est saturé. Un malade y patiente en moyenne une heure avant de recevoir des soins», renchérit, pour sa part, Hassen Beeharry. De leur côté, Yousouf Saumtally, un retraité, et sa fille Shabnaz trouvent que la Médiclinique leur garantissait un peu plus de tranquillité d'esprit.

«C’était un plus de savoir qu’on pouvait toujours s’y rendre en cas d’urgence. Nous avons eu pas mal de cas où les gens tombaient malades dans la nuit et ils bénéficiaient de soins rapidement», dit Shabnaz.

Karamchund Durbarry et Hassen Beeharry lancent ainsi un appel au ministre de la Santé pour qu’il revoie sa décision car, comme tous deux le soulignent, ce sont les habitants des circonscriptions numéros 12,13 et 14 qui se sentent lésés. «Comptons-nous moins que ceux des autres circonscriptions

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