Une opposition à deux faces

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Xavier-Luc Duval a été le seul à poser des questions lors de sa PNQ alors que Paul Bérenger avait préparé des interpellations.

Xavier-Luc Duval a été le seul à poser des questions lors de sa PNQ alors que Paul Bérenger avait préparé des interpellations.

Les regards n’étaient pas braqués uniquement sur Pravind Jugnauth, Leader of the House pour la première fois, mardi. Il y avait également un nouveau parti au sein de l’opposition et un nouveau leader de l’opposition. Il était clair que la communication ne passait pas entre le MMM et le PMSD.

Quand Xavier-Luc Duval est entré dans l’hémicycle, il n’a pas salué l’ancien leader de l’opposition, Paul Bérenger, qui avait déjà pris place. Pendant toute la séance, les deux hommes n’ont échangé aucun mot, même pas un regard.

Pourtant, quand le PMSD avait fait son entrée dans l’opposition en décembre dernier, les deux hommes se concertaient. L’on se souvient que quand Maya Hanoomanjee avait refusé la parole à Shakeel Mohamed, le 21 décembre, ils avaient échangé pour décider de la marche à suivre.

En revanche, c’était le froid entre eux mardi. Xavier-Luc Duval discutait avec les bleus et Roshi Bhadain, alors que Paul Bérenger plaisantait souvent avec les travaillistes sans pour autant jeter un coup d’oeil au parvis qu’occupent les autres membres de l’opposition.

D’ailleurs, lors de la Private Notice Question consacrée au Metro Express, le leader du MMM et encore moins les autres députés n’ont eu l’occasion de poser une seule question. Le leader de l’opposition a monopolisé toute la séance. Visiblement, le leader du MMM avait préparé quelques interpellations. Des coupures de presse étaient posées devant lui. Le nouveau leader de l’opposition s’est donc démarqué de son prédécesseur, qui accordait un créneau à d’autres élus pour poser des questions.

Par ailleurs, même si les anciens backbenchers bleus, notamment Patrice Armance et Guito Lepoigneur, ont montré quelques signes d’agressivité, les anciens ministres, eux, étaient plutôt silencieux. Entre le MMM et le PMSD, ce sont deux approches différentes. Par exemple, quand le ministre Anwar Husnoo a dévoilé le montant du salaire de Vijaya Sumputh, les membres du PMSD ont éclaté de rire alors que ceux du MMM criaient d’un ton sévère : «Shame! Shame! Shame!»

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