Quatre-Cocos: un village connu pour son bel environnement

Avec le soutien de
Quatre-Cocos se vante d’avoir été le berceau de personnalités politiques et sportives très connues.

Quatre-Cocos se vante d’avoir été le berceau de personnalités politiques et sportives très connues. 

Réputé pour son bel environnement, sa propreté et son succès répété aux concours Fleurir Maurice, ce village doit aussi sa notoriété à quatre «cocos» bien de chez nous.

Avec environ 12 000 habitants, le village de Quatre-Cocos tient son nom de quatre de ses habitants qui étaient des personnes très intelligentes, tout comme on dit en créole ils étaient des «cocos». Ces quatre personnes sont E. Dupré, A. d’Epinay, F. Nozaic et J. Ithier. Ils étaient des personnages qui faisaient la fierté du village. De plus, cet endroit est aussi très connu pour son bel environnement, son embellissement et sa propreté. D’ailleurs, depuis 1985, il a fait ses preuves en obtenant pendant plus de cinq ans consécutifs le meilleur prix et le certificat de Fleurir Maurice, un concours organisé à l’époque par le Lions Club avec la collaboration du ministère du Tourisme.

Rattaché aux villages de Palmar, Belle-Mare et Shanti Nagar, le conseil du village de Quatre-Cocos a sous sa responsabilité environ 28 000 habitants. De plus, le village compte deux grandes localités, Camp Rannoo et Résidence St Jean. Vishnuduth Nunkoo, conseiller du village et représentant au conseil de district de Flacq, explique d’ailleurs que c’est la raison pour laquelle les membres du conseil ont déposé depuis quelque temps une demande au conseil de district et au ministère des Collectivités locales afin que Quatre-Cocos ait un conseil séparé du village de Belle-Mare.

«Depuis tout ce temps, nous l’avons fait et c’est vraiment difficile à faire car Belle-Mare et Palmar sont deux grands village. De plus, Quatre-Cocos est lui aussi très grand. Le plus gros souci c’est de gérer les finances», lance-t-il. En effet, Quatre-Cocos a trois entrées, le village est accessible de Mare-La Chaux, de Belle-Mare et de Trou-d’Eau-Douce.

Hormis ces quatre «cocos», le village a produit des personnes très connues comme l’ancien politicien Ramesh Sunt, de grands sportifs, des avocats, médecins, entre autres. Un bon nombre d’habitants sont issus de familles de planteurs. «Nous sommes renommés dans le domaine de l’agriculture, pour nos plantations d’aubergine, de piment et d’oignon. Et nous avons les meilleurs légumes», dit Vikash Chutturputty, un habitant, qui est aussi conseiller et planteur de légumes. Néanmoins avec le temps et une transition, désormais une bonne partie des habitants sont des fonctionnaires.

Ce village offre plusieurs facilités comme une école primaire très performante qui est fréquentée par non seulement les enfants du village mais aussi par ceux des villages avoisinants. Et Quatre-Cocos compte deux des meilleures compagnies en ce qui concerne le recrutement pour travailler sur les navires de croisières. Elles sont aussi spécialisées dans des formations pour l’hôtellerie et la cuisine.

Le village compte plusieurs petits commerces et de nombreux taxis. «Notre seul souci est par rapport aux horaires des bus car le service n’est pas assez fréquent. Par ailleurs, toutes nos activités d’achats se font à Belle-Mare ou à Flacq», explique Duth Juggoo.

À une des entrées du village ont été construites 165 nouvelles maisons de la National Housing Development Corporation (NHDC). Elles sont presque prêtes et l’on compte aussi un joli jardin d’enfants et un espace vert. «Nous ne savons pas encore qui sont ceux qui viendront habiter ici. Et nous avons tous une crainte car nous aurions souhaité que ce soient des personnes de la région qui y viennent et non d’autres, qui gâcheraient la tranquillité et la beauté de notre village. Car nous avons toujours eu un village calme et sans histoire», lance le président du village Satish Anand Deenoo.

Tous natifs du patelin, les conseillers confient que le village a beaucoup progressé avec le temps mais qu’ils sont confrontés à des problèmes de drogue et d’alcool chez les jeunes. Mais qu’ils essaient de les encadrer en leur offrant des loisirs.

Un grand projet sera réalisé bientôt car la sucrerie de Constance-La-Gaieté a donné un terrain d’une superficie de 25 perches à Camp Rannoo pour construire un centre de loisirs. Un autre projet attendu est l’asphaltage de la route principale, qui nécessite une réfection depuis de nombreuses années.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires