Homme de main d’Álvaro Sobrinho: José Pinto, pas inconnu de la justice portugaise

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José Pinto (à g.) lors de son arrestation le 18 mai 2012.

José Pinto (à g.) lors de son arrestation le 18 mai 2012.

Dans le clan d’Álvaro Sobrinho, le milliardaire angolais n’est pas le seul à avoir eu affaire à la justice. José Pinto, un Board Director de l’Álvaro Sobrinho Africa Ltd (ASA), a été arrêté en 2012 par le ministère public (équivalent du bureau du Directeur des poursuites publiques au Portugal). À aujourd’hui, il est toujours suspecté d’évasion fiscale lorsqu’il était à la tête d’Akoya, une société suisse, dont 22,5 % des actions étaient détenues par nul autre qu’Álvaro Sobrinho. 

Monte Branco. C’est ainsi que l’affaire est connue au Portugal. C’est en 2011 que la justice portugaise suspecte de riches hommes d’affaires et politiciens portugais d’utiliser Akoya pour commettre des fraudes fiscales. Le 18 mai 2012, José Pinto et les deux autres Board Managers de l’entreprise sont arrêtés. Alors que deux des suspects vont en prison, José Pinto, lui, aurait payé une caution de 200 000 euros. Il aurait même été autorisé à rentrer Suisse. D’après nos recoupements, il aurait d’ailleurs fourni à la justice portugaise une liste de ses clients. 

Mais malgré ses déboires avec la justice, José Pinto obtiendra un Occupational Permit pour être un Board Director de l’ASA à Maurice. Selon nos informations, après un due diligence, les instances concernées ont fini par lui octroyer ce permis. Et ce, parce qu’il n’a jamais été formellement condamné. Par ailleurs, il aurait même sollicité une rencontre avec Iqbal Rajahbalee en septembre 2016. 

Avant de travailler pour Álvaro Sobrinho chez Akoya, José Pinto était employé par l’Union des banques suisses (UBS). Il bénéficie de la double nationalité suisse et portugaise et a fait ses études en droit à l’université de Lausanne en Suisse. En sus d’être Board Director de l’ASA, il est Managing Director de Signet Wealth Management. Cette compagnie, encore une fois propriété d’Álvaro Sobrinho, est citée dans les Panama Papers.

Les bureaux de l’avocat de Sobrinho perquisitionnés

La justice portugaise ne semble pas avoir oublié Álvaro Sobrinho. En effet, Renascença, un journal en ligne portugais a publié, jeudi 23 mars, que le juge en charge de l’affaire Banco Espirito Santo Angola, dans laquelle Álvaro Sobrinho est un suspect, a perquisitionné les bureaux de l’avocat de ce dernier. La perquisition du cabinet d’avocats Abreu Advogados à Lisbonne était menée par le juge Carlos Alexandre.

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