Pauvreté: Sarah Jacques hébergée par Françoise Labelle

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Sarah Jacques (à g.) sera accueillie par Françoise Labelle pendant six mois.

  Sarah Jacques (à g.) sera accueillie par Françoise Labelle pendant six mois.  

C’est le lundi 20 mars, dans l’après-midi, que Sarah Jacques reçoit l’appel qui va changer sa vie. Najette Toorab lui demande de se rendre à Radio One le lendemain matin. Lui soufflant simplement qu’elle «a une bonne nouvelle pour elle».

Maquillée et souriante, la jeune femme, dont l’histoire a été dévoilée dans l’express et bonZour !, arrive dans les locaux de Radio One vers 9 heures. Peu après, Najette Toorab lui présente Françoise Labelle. L’ex-députée du Mouvement militant mauricien veut l’héberger.

Explosion de joie

À l’annonce de la nouvelle, Sarah, qui est épileptique, et qui jusqu’ici vivait dans un appartement de trois pièces de la NHDC avec une vingtaine de personnes, n’en croit pas ses oreilles. Avant d’exploser de joie. De raconter qu’elle ne s’y attendait vraiment pas, d’autant plus que des organisations non gouvernementales et la Child Development Unit, entre autres, n’avaient pu lui venir en aide.

Ainsi, la jeune femme de 19 ans habitera au domicile de Françoise Labelle, à Rose-Hill. Elle occupera la chambre de la fille de la politicienne, étant donné que cette dernière se trouve à l’étranger. Cet arrangement durera cependant six mois, jusqu’à ce que la fille de Françoise Labelle rentre à Maurice.

«C’est inacceptable qu’à Maurice, des gens puissent se trouver dans de telles conditions. En tant que citoyenne, j’ai honte.»

Mais Françoise Labelle a donné l’assurance à Sarah qu’elle fera des arrangements pour lui trouver un toit. Par ailleurs, elle s’occupera de toutes les dépenses de la jeune femme.

La politicienne confie qu’elle a été touchée par l’histoire de la jeune fille. Et en constatant que malgré les adversités, Sarah Jacques veut s’en sortir et rêve d’un avenir meilleur, elle a décidé de lui venir en aide. «C’est inacceptable qu’à Maurice, des gens puissent se trouver dans de telles conditions. En tant que citoyenne, j’ai honte. On est censé être un pays développé. Comment accepter qu’on demande aux jeunes de quitter des abris à l’âge de 18 ans ?» D’ajouter qu’elle a été témoin de cas où des jeunes ont fini par tomber dans la prostitution «car c’était le seul moyen, y compris pour les garçons».

Un dénouement positif que Sarah accueille avec joie. «Mo dir tou bann dimounn ki dan mem kondision ki mwa, pa bizin dékourazé. Zot bizin persévéré ek gard lespwar. Mo rémersié osi tou bann dimounn kinn ed mwa.»

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