Viande bovine locale: la production chute suite à la fièvre aphteuse

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(Photo d’illustration) Du côté de la Mauritius Meat Authority, on confirme qu’au niveau de la production locale, la tendance est à la baisse.

(Photo d’illustration) Du côté de la Mauritius Meat Authority, on confirme qu’au niveau de la production locale, la tendance est à la baisse.

36,5 %. C’est le pourcentage de baisse dans la production de viande bovine locale pour l’année dernière. Cette chute importante serait due – selon les affirmations des autorités, des éleveurs et des importateurs – à l’épizootie de fièvre aphteuse, qui avait sévi en 2016. Dans le rapport Agricultural and Fish Production 2016 de Statistics Mauritius, on note aussi une baisse de 1,3 % dans la production de viande importée.

«Cette maladie, qui a affecté le bétail, est l’unique raison de cette baisse de production. De notre côté, nous écoulons toujours notre stock de 2016 et ce n’est qu’en mai prochain que nous pourrons recommencer l’importation du bétail. La production de viande des animaux importés devrait être meilleure l’année prochaine», explique Husein Pirbaccosse, responsable de Socovia.

Lourdes pertes

D’autres sont toutefois moins optimistes pour la production de viande locale. En effet, les éleveurs ont essuyé de lourdes pertes avec l’abattage de leurs animaux infectés. «La situation est sous contrôle maintenant, mais les éleveurs ne se sont pas encore relevés de leurs pertes. En plus, certains consommateurs ont toujours des appréhensions et n’achètent pas notre production. Après ce problème, certains éleveurs ont même arrêté l’élevage. La production locale est faible et ça ne va pas s’améliorer de sitôt», dit Sangeet Rughoobeer, un éleveur qui a perdu au total 45 bœufs en raison de la fièvre aphteuse.

Rencontre réclamée

Les éleveurs locaux faisaient venir leurs bêtes de Rodrigues. Et maintenant, conséquence de l’interdiction d’importer de Rodrigues, ils ne peuvent pas pratiquer leur métier. «Même si nous avons encore des animaux, nous ne savons pas si nous pouvons en faire l’élevage sur des fermes qui ont déjà été infectées par la maladie», soupire Sangeet Rughoobeer. Déplorant le manque d’informations, les éleveurs ont décidé d’adresser une lettre au ministre de l’Agro-industrie, réclamant une rencontre.

Du côté de la Mauritius Meat Authority, on confirme qu’au niveau de la production locale, la tendance est à la baisse. «Mais maintenant qu’il n’y a plus de nouveau cas de fièvre aphteuse pour cette année, il devrait y avoir une amélioration de la production, comparé à l’année dernière», souligne-t-on.

Sollicité par l’express, le ministre de l’Agro-industrie, Mahen Seeruttun, explique que la baisse de production en 2016 était exceptionnelle, à cause de la fièvre aphteuse. «Pour la consommation, il y a un retour à la normale. Pour la production locale, on espère que ça ira mieux cette année et nous avons des projets qui aideront à redémarrer l’activité pour améliorer la production à Maurice comme à Rodrigues.»

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