Petite-Rivière : le St Mary’s West se distingue avec le HSC Pro

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Doriana Matombé, entourée de ses enseignantes, de sa mère Angela (1re à g.) et de sa tante (1re à dr.).

Doriana Matombé, entourée de ses enseignantes, de sa mère Angela (1re à g.) et de sa tante (1re à dr.). 

Son collège l’a félicité pour sa belle performance aux examens du Higher School Certificate (HSC) de 2016. En effet, Doriana Matombé est arrivé en deuxième position en Global Perspectives au niveau national. Cela a aussi permis à son collège, St Mary’s West, de se démarquer. Ce succès est d’autant plus grand que cette institution secondaire de l’Ouest a réussi un sans-faute dans cette matière.

Introduit sur une base pilote en 2015, le Higher School Certificate Pro diffère du HSC classique par l’ajout d’un volet professionnel. Tout collégien qui opte pour cette version du HSC fait obligatoirement un stage en entreprise. Une des trois matières choisies au niveau principal est remplacée par une matière «technique», où les élèves étudient des modules d’un domaine professionnel.

Doriana Matombé a passé toutes ses vacances scolaires en stage et ce, pendant un an et demi. «J’ai été à la HRDC, au département d’Information Technology, à Ebène», confie Doriana Matombé qui parle de «systèmes», et de tout ce qui a lien à l’informatique, avec passion et surtout avec une assurance qu’on croise rarement chez les adolescents. «Je ne regrette nullement mon choix de faire le HSC Pro car cela m’a transformée. J’étais une fille timide, qui n’aimait pas beaucoup parler mais les stages et les présentations m’ont permis de dévoiler une autre facette de moi», ditelle en souriant.

On ne discerne effectivement plus de timidité chez cette jeune fille qui a déjà obtenu son premier emploi et qui entend bien poursuivre ses études en technologies de l’information. À moins que cela ne soit en droit.

Stage obligé

Outre le côté technique, il y a aussi le Global Perspective qui remplace le traditionnel General Paper. Cette nouvelle matière ne se contente pas de l’examen écrit. «Il y a un placement en entreprise où l’élève doit formuler un problème propre à cette entreprise et y répondre avec un papier de 2 000 à 2 500 mots», explique Fiona Aimée, une enseignante d’Anglais, qui a aidé à mettre en place le nouveau programme d’études au collège.

En sus de cela, il y a aussi une présentation orale de dix minutes, qui est filmée puis envoyée à Cambridge. «Cela a été un véritable challenge pour nous les profs. J’ai dû apprendre, innover et sacrifier beaucoup de mon temps car j’ai travaillé durant les vacances», confie l’enseignante.

Ainsi, c’est à travers le réseau WhatsApp que les élèves ont été coachés. Un défi qui en vaut tout à fait la peine, estime, quant à elle, Ancy Nynan, une autre enseignante. «En sortant du HSC Pro, les jeunes sont plus employables. Ils ont développé leurs compétences en recherches, savent comment développer et partager une idée», dit-elle.

Pour la maman de Doriana, Angela Matombé, les sacrifices de sa fille ont porté leurs fruits et font aujourd’hui sa fierté. «Elle a donné de son temps, travaillé jusqu’à tard le soir par moments», dit la mère, qui a accompagné sa fille durant sa préparation.

Doriana Matombé remercie, elle, sa maman pour ses sacrifices. «Pendant tout ce temps, maman a veillé avec moi et m’a toujours soutenue», dit la jeune fille, reconnaissante envers sa mère et tous ceux qui l’ont permis d’obtenir de tels résultats.

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