Rose-Belle : Écologie et économie font bon ménage au marché

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Ruben Pillay Moonien explique le fonctionnement des citernes de récupération d’eau de pluie.

Ruben Pillay Moonien explique le fonctionnement des citernes de récupération d’eau de pluie.

Le marché de Rose-Belle récupère l’eau de pluie depuis cette semaine. Un projet qui allie écologie et économie au marché de cette localité. Le conseil de district a vu grand dans ses projets qui n’en sont qu’aux préliminaires.

Les derniers essais ont été concluants et dès cette semaine, le projet de récupération d’eau de pluie de cette importante agglomération du Sud est une réalité. Cette initiative du conseil de district de Grand-Port vise à rendre le marché de Rose-Belle autonome pour ses besoins en eau non potable. Il veut aussi réduire les dépenses relatives aux factures d’eau dans le district.

Initié en 2015, le projet de récupération d’eau de pluie passe en mode actif au marché James Burty David, à Rose-Belle. «Cette eau n’est pas potable mais servira aux opérations de nettoyage du marché, pour les toilettes et l’arrosage, entre autres», explique Ruben Pillay Munien, Chief Health Inspector au conseil de district et initiateur du projet.

Ce sont huit citernes d’une capacité de neuf mètres cubes chacune qui permettront à cette collectivité locale de disposer de 72 m3 d’eau de pluie. Grâce au système de captage couvrant un sixième de la superficie du toit du marché, l’eau de pluie est redirigée vers ces citernes.

Selon les estimations du conseil de district, 300 m3 d’eau sont utilisés mensuellement pour les différentes opérations du marché.Avec ce système, ce chiffre sera revu à la baisse car le conseil sera autonome en eau non potable.

«Pour l’heure, le conseil s’acquitte d’une facture s’élevant à Rs 7 000 tous les mois à raison de deux jours ouvrables par semaine. Nous pourrons ainsi ramener cette somme à environ Rs 500 car nous n’achèterons à la CWA que l’eau pour la consommation», poursuit notre interlocuteur.

Au coût de Rs 1,7 million, ce projet a été financé par le MID Fund et a bénéficié du soutien de l’université de Maurice, notamment du département de génie civile sous la supervision des professeurs Deejaysing Jogee et Toolseeram Ramjeawon.

Ce dernier explique que ce projet est l’un des plus importants en termes de captage d’eau pour Maurice. «Grand-Port est le premier district du pays à avoir un projet de rainwater harvesting de cette envergure, soit sur 11 000 mètres carrés dont une partie seulement est utilisée.»

Le professeur Ramjeawon estime que ce projet est très viable et pourrait servir d’exemple au pays. «Rose-Belle bénéficie d’une très bonne pluviométrie et nous n’utilisons qu’un sixième de la surface de son toit son toit pour récupérer l’eau de pluie. Imaginez ce qu’on pourrait faire avec la totalité du toit. Cette eau pourrait être revendue», ajoute-t-il.

Ruben Pillay Moonien a abondé à ce propos. Le conseil de district de Grand-Port a effectivement vu grand dans ses projets. Il espère aussi réduire ses coûts dans d’autres domaines à travers la récupération d’eau au marché de Rose-Belle.

«Nous payons les stations-service pour le lavage des véhicules du conseil de district. Grâce à ce système, nous comptons bientôt avoir un espace dans la cour où nous pourrons, nous-mêmes, laver nos véhicules. Nous réfléchissons également à la possibilité d’offrir ce service au public et ainsi générer des revenus», explique Ruben Pillay Moonien.

En attendant la prochaine étape du projet, qui est l’aménagement d’une aire pour le lavage de voitures, quatre points d’eau ont déjà été installés à l’intérieur du marché. Connectés aux citernes ayant emmagasiné l’eau de pluie, ils ser- viront au nettoyage sous pression du parquet après les prochains jours de foire.

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