Affaire Vanessa Lagesse: seize ans après, le mystère plane toujours

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Le 10 mars, cela a fait 16 ans que la styliste a disparu.

  Le 10 mars, cela a fait 16 ans que la styliste a disparu.  

Sur la tombe où les cendres de Vanessa Lagesse ont été inhumées, au cimetière de Cap-Malheureux, un bouquet de fleurs y est déposé. Le vendredi 10 mars, cela a fait exactement seize ans depuis que la styliste Vanessa Lagesse, alors âgée de 35 ans, avait été retrouvée morte dans la baignoire de son campement, à Grand-Baie. L’homme d’affaires Bernard Maigrot, qui entretenait une liaison avec la victime, avait été arrêté, puis les charges avaient été abandonnées le 23 juin 2008. Il a, une nouvelle fois, été arrêté le 23 mai 2011, sur la base de nouvelles preuves scientifiques.

Une charge d’homicide involontaire avait été logée contre Bernard Maigrot depuis le 18 mai 2012, devant la cour d’assises. Ce procès devrait être entendu le 23 mars prochain. Le juge Prithviraj Fekna devrait donner un ruling sur une motion de Me Gavin Glover, Senior Counsel, pour un stay of preceedings dans cette affaire. L’avocat est d’avis que son client n’aura pas droit à un procès équitable, car il n’a pas été confronté aux nouvelles preuves.

Le 10 mars 2001, l’île Maurice apprenait la mort de la styliste Vanessa Lagesse. Cette dernière avait été sauvagement agressée dans sa chambre avant d’être tuée. Le Dr Satish Boolell, médecin légiste d’alors, qui avait pratiqué l’autopsie sur le cadavre, avait attribué le décès à une dislocation et une fracture de la colonne vertébrale. Un mois après, Bernard Maigrot avait été arrêté. Il était passé aux aveux. Toutefois, lors de sa comparution devant le tribunal de Mapou, il est revenu sur ses aveux. Selon lui, il avait avoué ce crime après avoir été victime de brutalité policière.

Malgré cela, l’enquête préliminaire s’était poursuivie et à l’issue de celle-ci, Bernard Maigrot avait été déféré aux assises, le 28 novembre 2007. Mais le 2 juin 2008, Gérard Angoh, le Directeur des poursuites publiques (DPP), avait ordonné l’arrêt du procès. Les proches de la victime avaient alors réclamé une judicial review. Déjà, au début de 2010, les proches de la victime, présents en Cour suprême, avaient été informés par un représentant du bureau du DPP des nouveaux développements dans cette affaire.

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