Énergies renouvelables: le Mauritius Research Council veut lancer une ferme éolienne offshore

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(Photo d’illustration) Le Mauritius Research Council (MRC) a manifesté son intérêt en vue de trouver une firme de consultants pour développer une ferme éolienne offshore de 10 à 20 mégawatts à Maurice.

(Photo d’illustration) Le Mauritius Research Council (MRC) a manifesté son intérêt en vue de trouver une firme de consultants pour développer une ferme éolienne offshore de 10 à 20 mégawatts à Maurice.

Dépendre davantage d’énergies renouvelables, au détriment d’énergies fossiles. Et d’ici 2025, le gouvernement mauricien s’est fixé comme objectif d’atteindre 35 % d’énergies renouvelables. C’est dans cette optique que le Mauritius Research Council (MRC) souhaite développer une ferme éolienne offshore de 10 à 20 mégawatts à Maurice. L’institution de recherche a manifesté son intérêt en vue de trouver une firme de consultants à cet effet. La date limite de soumission est fixée au 4 mai.

Dans les documents déposés, il est indiqué que «Maurice est bien placé avec notre Zone économique exclusive de 2,3 km2 qui peut amplement contribuer à la sécurité du pays en énergie». De plus, le gouvernement vise à ce que l’économie océanique devienne une industrie foisonnante pour soutenir la diversification économique, la création d’emploi et une génération de richesse.

Pour postuler en tant que consultant, il faut répondre à plusieurs critères. Tout d’abord, la société doit avoir une expérience dans le développement des fermes éoliennes offshore dans des régions cycloniques. Elle doit également être en possession d’outils pour l’analyse des données collectées. Elle doit avoir de l’expertise dans la préparation des appels d’offres ou encore avoir une expérience dans l’ingénierie durant l’implémentation du parc éolien offshore. Autre critère : le consultant doit prouver la solidité financière de sa firme.

Études marines

Après sélection, la firme de consultants choisie devra développer une cartographie (road map) pour le déploiement de l’éolienne en mer à Maurice. Elle doit également entreprendre des études de base sur la faisabilité technique et financière, ainsi que sur l’impact environnemental et l’impact social.

Autre responsabilité : la firme de consultants devra entreprendre des études océanographiques, notamment sur la magnitude et la direction des courants, ainsi que sur les spécificités de l’eau de mer. Elle doit en outre préparer les documents pour les appels d’offres, évaluer les offres et soumettre des recommandations pour allouer le contrat. Et finalement aider dans la négociation de l’Energy Supply Purchase Agreement avec l’entrepreneur qui décrochera le contrat.

Du côté du MRC, l’on explique que ce projet cadre avec le dernier Budget, qui préconise que des études débutent dans l’énergie éolienne marine. Un autre élément déclencheur a été l’atelier de travail organisé par le MRC et l’ambassade de Maurice le 26 octobre. Gautier de Martène, General Electric Expert en énergies renouvelables, y avait fait une présentation, qui s’intitulait «Offshore Wind Energy projects – roadblocks and challenges». Il avait affirmé que le potentiel pour le développement d’une ferme éolienne marine existe bel et bien à Maurice. En précisant toutefois que «c’est important de prendre en considération les aspects environnementaux comme les cyclones, les tsunamis et le récif».

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