État civil: la carte d’identité laminée ne pourra plus être utilisée dans 18 jours

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Ne pas remplacer son ancienne carte d’identité équivaudra à une amende de Rs 100 000.

Ne pas remplacer son ancienne carte d’identité est passible  d'une amende de Rs 100 000.

Que ce soit à la banque, aux comptoirs des services de l’État ou pour des démarches administratives, la carte d’identité laminée ne sera plus d’aucune utilité. En effet, celle-ci expire le 31 mars, soit dans 18 jours. Et, ceux qui n’ont pas leur nouvelle carte biométrique risquent une amende ne dépassant pas Rs 100 000.

Contrairement aux fois précédentes, la validité de l’ancienne carte d’identité, utilisée depuis des années, ne sera pas étendue. La raison : la plupart des citoyens ont déjà converti leur carte, confie une source au sein de la Mauritius National Identity Card Unit (MNIC Unit) à l’express.

Cinq ans de prison

Plus de 950 000 personnes auraient déjà converti leur pièce d’identité contre quelques milliers qui ne l’ont pas encore fait. Selon notre interlocuteur, ce dernier chiffre est faible. De plus, près de 2 000 à 3 000 cartes n’ont pas été récupérées. Les propriétaires peuvent toujours les récupérer au bureau de Port-Louis.

Que se passera-t-il si quelqu’un n’a pas sa nouvelle carte après le 31 mars ? Selon la MNIC Unit, rien dans l’immédiat. «Le souci, c’est que les comptoirs des banques et de l’État exigeront la nouvelle carte d’identité. Faute d’avoir ce document, vous ne pourrez rien faire». Par contre, si vous êtes contrôlé sans votre carte, cela constitue un délit. «La police peut engager des poursuites», souligne notre source.

Que dit la loi à ce sujet ? Selon la National Identity Card Act, amendée en septembre 2013, les personnes n’ayant pas la nouvelle carte risquent une poursuite au pénal. Le contrevenant peut écoper d’une amende de Rs 100 000 et une peine de prison ne dépassant pas cinq ans.

Les membres du public peuvent toutefois faire convertir leur carte après le délai prescrit car aucune date n’a été précisée pour avoir la nouvelle carte. À la MNIC Unit, des dispositions ont été prises la semaine dernière pour augmenter le nombre de comptoirs. «Nous savons que certains se précipiteront vers nos comptoirs même après le 31 mars», explique un officier de cette unité.

Pour faire convertir sa carte d’identité, il faut se présenter avec son acte de naissance, l’ancienne carte d’identité et une preuve d’adresse. Un formulaire vous sera remis stipulant que vous acceptez de donner vos empreintes. Celles-ci seront sauvegardées sur la carte. Elles seront effacées de la base de données de la MNIC d’ici sept jours. Au moment de récupérer la pièce d’identité, l’on vérifie les empreintes du détenteur et la carte est activée.


Le Dr Rajah Madhewoo est l’un des contestataires de l’introduction de la carte d’identité biométrique. Il a choisi la date symbolique du 12 mars pour effectuer une marche, de Quatre-Bornes à la municipalité de Port-Louis. Tout au long du trajet, il était couvert de chaînes. Le Dr Rajah Madhewoo envisage de saisir la Cour européenne des droits de l’homme.

Autre contestation : celle de l’avocat Neelkanth Dulloo, dont l’affaire sera appelée en cour le 21 mars. Le 3 mars, il avait demandé un renvoi car son avocat n’était pas à Maurice. Il envisage d’écrire au Premier ministre Pravind Jugnauth pour demander une nouvelle extension de la validité de la carte laminée.

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C’est dimanche 30 avril que prend fin le délai accordé aux Mauriciens pour convertir leur ancienne carte d’identité laminée. Alors qu’ils sont nombreux à avoir donné leurs empreintes, d’autres s’y opposent formellement. Voici un résumé des articles publiés sur cette affaire, qui continue encore de diviser les citoyens.

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