Réclamation de Rs 225 M par Ramgoolam: l’Etat réclame du temps

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Navin Ramgoolam, ancien Premier ministre lors de sa comparution en cour intermédiaire, mardi 28 février.

Navin Ramgoolam, ancien Premier ministre lors de sa comparution en cour intermédiaire, mardi 28 février.

L’affaire a été appelée pour la première fois en Cour suprême ce 9 mars. Elle oppose Navin Ramgoolam à l’Etat, au commissaire de police (CP) Mario Nobin et à l’ancien ACP et responsable du Central Criminal Investigation Department (CCID), Heman Jangi. L’ancien Premier ministre leur réclame des dommages de Rs 225 millions.

Les avocats des défendeurs ont demandé du temps pour pouvoir se positionner sur cette affaire et étudier la plainte. L’affaire a été renvoyée au 18 mai.

Neuf charges abandonnées

Dans la plainte déposée début février par le biais des hommes de loi de Navin Ramgoolam, Mes Gavin Glover, Senior Counsel, et Bhooneshwar Sewraj, Senior Attorney, réclame des dommages de Rs 25 millions pour chaque charge qui a été rayée. Il a été arrêté à onze occasions par les enquêteurs du CCID en 2015 et onze charges ont été retenues contre lui, soit conspiracy, money laundering, forgery, public official using his office for gratification for another person, influencing public official, et bribery for procuring contract. Mais étant donné que neuf des charges ont été abandonnées par le Directeur des poursuites publiques, Navin Ramgoolam estime avoir été humilié, rabaissé et traité comme un criminel sans qu’on ait pris en considération le fait qu’il ait été Premier ministre.

«Lors des campagnes électorales, entre octobre et décembre 2014, sir Anerood Jugnauth avait formulé des menaces, ouvertement et en public, disant qu’il initierait une enquête policière sur moi et me ferait emprisonner si jamais il remportait les élections», avait-il expliqué. Il est d’avis que c’est une vendetta politique qui avait été orchestrée et menée par les éléments du CCID. 

Pour lui, Heman Jangi, qui est proche de sir Anerood Jugnauth, et les deux autres défendeurs, ont agi d’une manière illégale, illicite et tortueuse en l’arrêtant tout en retenant des charges contre lui sans avoir des éléments qui puissent prouver qu’il a commis les délits.  

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