[Audio] Sesungkur sur l'affaire Sobrinho: «La présidente ne pouvait pas savoir»

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Sudhir Sesungkur, ministre des Services financiers et de la bonne gouvernance.

Sudhir Sesungkur, ministre des Services financiers et de la Bonne gouvernance.

Quel constat faites-vous de l’affaire Álvaro Sobrinho ?

Le plus gros problème, c’est que cette affaire affecte l’image de notre secteur des services financiers au niveau international. Ce problème donne l’impression que le travail du régulateur, la Financial Services  Commission (FSC) n’est pas pris aussi au sérieux comme il devrait l’être. Comment est-ce que la FSC justifie-t-elle l’octroi d’un permis à Álvaro Sobrinho alors que la Bank of Mauritius en a rejeté la demande? La FSC est sans Chief Executive Officer depuis deux ans, son ex-Advisor, Akilesh Deerpalsing, travaillait avec le ministre et s’occupait de la FSC. C’est de la bonne gouvernance ça ?

Est-ce que vous accusez la FSC de légèreté ?

Non, je n’accuse pas la FSC. Je dis juste que nous devons évaluer le problème surtout avec le cas d’Álvaro Sobrinho.

«Je ne pense pas que la présidence a agi délibérément.»

Pourtant, la FSC est présidée par Dev Manraj, le secrétaire financier, et Dhiren Dabee, le Sollicitor General. Pourquoi accuser Akilesh Deerpalsingh ?

C’est le Manager qui s’assure les day-to-day activities de la FSC. Le Board s’occupe de la politique générale de la FSC, mais pas du day-to-day running.

Que répondriez-vous à ceux qui diront que vous avez une dent contre la FSC parce que celle-ci a initié une enquête sur vous ?

Premièrement, ce n’est pas moi qui ai fait état du cas d’Álvaro Sobrinho : c’est la presse. J’ai eu à me prononcer parce que mon ministère s’occupe des institutions financières. Deuxièmement, la FSC n’enquête pas sur les comptables. L’institution qui enquête sur les comptables est la Financial Reporting Council. Je pratiquais comme un professionnal accountant and licensed auditor. Comment la FSC peut-elle enquêter sur moi ?

Quand vous émettez un doute sur les licences d’Álvaro Sobrinho, n’émettez-vous pas aussi un doute sur la présidence de la République ?

Si un ami à vous se fait arrêter pour un crime, êtes-vous automatiquement complice ? Madame la présidente pouvait ne pas avoir toutes les informations. Elle ne fait pas de screening, contrairement à nous. Je ne pense pas que la présidence a agi délibérément.

Avez-vous vu le communiqué de la FSC aujourd’hui ?

Non, je ne l’ai pas vu.

Dans son communiqué la FSC dément toute faiblesse au sein de son management. Et vous, vous l’accusez de faiblesse…

Personne ne reconnaît ses propres fautes. Il faut une personne externe pour les voir.

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