Rodrigues: «Les stations de dessalement travaillent à 50 % de leur capacité», dit Simon-Pierre Roussety

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Simon-Pierre Roussety, commissaire des Infrastructures publiques.

Simon-Pierre Roussety, commissaire des Infrastructures publiques.

Un comité de crise a été mis en place en raison du manque d’eau. Quelle est la situation ?

Il faut reconnaître que la situation est difficile. D’abord, il n’y a pas vraiment de grosses pluies et nos stations de dessalement ne travaillent pas à plein régime. Les membres de ce comité se rencontrent quotidiennement afin de prendre des mesures pour soulager la population. Nos citernes sillonnent l’île pour distribuer l’eau.

Nous avons aussi réquisitionné des citernes privées. Malheureusement, nos deux stations de dessalement travaillent actuellement à 50 % de leur capacité pour des raisons techniques et produisent 1 000 mètres cubes d’eau par jour.

«On n’est pas satisfait de l’Independent Review Panel qui a retardé ce projet»

Pourquoi les réparations n’ont-elles pas été faites ?

Les pièces sont là. Les réparations sont en cours. Les stations qui sont à Pointe-Vénus et à la Caverne-Bouteille seront opérationnelles d’ici peu.

Pourquoi compter sur ces deux stations uniquement ?

Le Central Procurement Board lancera un appel d’offres d’ici quelques jours pour une nouvelle station de dessalement à Pointe-Coton.

Laissez-moi vous dire qu’on n’est pas satisfait de l’Independent Review Panel qui a retardé ce projet. C’est une contrainte administrative qui nous pénalise en ce moment.

Si ce projet avait abouti, nous n’aurions pas eu le problème auquel nous faisons face actuellement. Nous préparons le document pour un autre projet de dessalement à Baie-Malgache.

«Le mode de vie des Rodriguais a évolué.»

Y a-t-il une raison pour laquelle l’on compte seulement sur le dessalement pour soulager la population ?

Nous avons aussi le barrage d’Anse-Raffin, même s’il n’est pas rempli, il nous fournit 400 mètres cubes d’eau par jour. Ce n’est pas suffisant.

Le mode de vie des Rodriguais a évolué. Par exemple, dans beaucoup de familles, il y a désormais une machine à laver. L’économie rodriguaise a besoin de touristes. La demande est beaucoup plus grande d’année en année. Je reste convaincu que la solution, c’est le dessalement.

«Un barrage coûte très cher, soit environ Rs 600 millions.»

Ils sont plusieurs à proposer la construction de petits barrages. Êtes-vous pour ?

Un barrage coûte très cher, soit environ Rs 600 millions, et les travaux durent deux à trois ans. Dans notre manifeste électoral, nous annonçons d’ailleurs la construction d’un barrage à Pavé-La-Bonté. Cependant, pour soulager la population à court terme, nous avons besoin de stations de dessalement. 

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