Les militants secoués par plusieurs départs

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Dev Virahsawmy (centre) en 1970.

Dev Virahsawmy (centre) en 1970.

Les démissions sont légion au cours de l’histoire du parti du cœur. Depuis la formation du MMM, les divergences d’opinion et les alliances non-digérées ont été à la base de plusieurs scissions du parti.

1970- 1976 : Nouveau-né, le MMM commence déjà à faire parler de lui en 1970, avec un Paul Bérenger qui était conseiller syndical. Heeralall Bhugaloo est alors président du parti. Fondateurs du MMM, les frères Jeerooburkhan sont les premiers à quitter le navire mauve. La raison? Ils sont contre la tendance du parti à vouloir se lancer dans des élections. L’année 1972 sera marquée par l’emprisonnement de plusieurs dirigeants du parti.

En 1973 : première scission du MMM et départ de Dev Virahsawmy, fondateur et premier député élu du MMM. Il fonde alors le MMM-SP (Socialiste Progressiste). Il emporte dans son sillage d’autres membres du parti, dont Alain Laridon, Bam Cuttayen et Heerall Bhugaloo, qui sera remplacé par Anerood Jugnauth à la présidence du parti.

1976-1982 : 1976 : c’est la grande entrée du MMM au Parlement, avec 34 députés élus. Toute cette période avant le premier par plusieurs démissions du parti. Dans la liste, on retrouve Vijay Vencatasamy, Vijay Jandoosingh, JeanClaude Augustave, Sooresh Moorba, Jack Bizlall, entre autres.

En 1980, Sheila Bappoo, alors présidente du MMM, démissionne de toutes les instances du parti. Peu avant les élections de 1982, d’autres membres du MMM, dont Lindsey Collen, quittent le MMM pour former Lalit. Durant la même année, le MMM-SP est dissous avec le retour et l’intégration de plusieurs membres au MMM, dont Alan Ganoo, qui devient Speaker de l’Assemblée nationale.

1983 : éclatement de l’alliance MMM-PSM et deuxième scission du parti. Avant cela, il y a eu une petite crise interne qui se solde par l’expulsion de plusieurs membres du parti, dont Dev Ramano. Peu après, de la direction à la base, le parti se divise en deux, avec des membres du MMM qui se rallient à Anerood Jugnauth pour former le MSM. On retrouve là, Kader Bayat, Madun Dulloo, entre autres.

Jean-Claude de l’Estrac (c.) et Paul Bérenger (dr.)

1991-1993 : L’alliance MMMMSM remporte les élections en 1991, avec 57 sièges sur 60. Un peu plus d’un an après, nouveau divorce et cassure du gouvernement. Cela sera suivi par une troisième scission du parti. Plusieurs membres du MMM forment le Renouveau militant mauricien (RMM). Dans la liste des démissionnaires, l’on retrouve Jean-Claude de l’Estrac, Swaley Kasenally, Prem Nababsingh, Kailash Ruhee, Jerome Boulle, Amédée Darga, Prem Koonjoo, entre autres. En 1993, le MMM perd huit membres de son bureau politique.

1997 : Cassure de l’alliance PTr-MMM. Rashid Beebeejaun est le seul membre du MMM à quitter le parti pour rejoindre le PTr.

2005: Eric Guimbeau démissionne du MMM et se joint au PMSD.

2014 : Les militants n’acceptent pas l’alliance PTr-MMM. Avant même les élections, Vishnu Lutchmeenaraidoo, Ivan Collendavelloo et Sangeet Fowdar démissionnent du MMM.

Après la défaite de l’alliance PTr-MMM, un groupe quitte le MMM pour former le Mouvement patriotique. Les démissionnaires sont Alan Ganoo, Kavi Ramano, Joe Lesjongard, Raffick Sorefan, JeanClaude Barbier, entre autres.

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Selon plusieurs indices, notre pays serait un modèle de démocratie, alors que des pays comme l’Inde, la France ou les États-Unis, eux, sont des «flawed democracies». «Démocratie» : un mot qui veut tout ou rien dire. Que signifie-t-il dans le contexte mauricien ? Des journalistes de «l’express», aidés de quelques collaborateurs, ont mené l’enquête…

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