Wilmode Edouard : «Un travail à faire pour l’orientation professionnelle»

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Parlez-nous de votre association, le Rodrigues Council of Social Services.

Nous représentons les 101 villages de Rodrigues. Ce sont les présidents de ces localités qui ont élu les dix membres pour une période de deux ans.

Qu’est-ce que les villageois attendent de ces élections ?

 C’est un exercice important. Ils attendent toujours que la qualité de la vie s’améliore et qu’il y ait davantage de développements dans chaque région. Il faut diminuer le chômage. Il y a eu pas mal de recrutements, mais c’est insuffisant. Nous nous attendons à ce que le prochain gouvernement combatte les fléaux qui rongent la société.

Et quels sont ces fléaux ?

 Il y a les grossesses précoces, l’alcoolisme et la drogue, même si la drogue dure n’est pas présente. Le chômage aussi est là. Mais la création de petites entreprises aide à fournir de l’emploi. Il faut savoir qu’à cause de la sécheresse, il y a un manque d’eau dans l’île. J’ai entendu dire qu’il y a beaucoup de projets pour résoudre ce problème. Espérons qu’ils se concrétisent le plus vite possible.

 Le chômage a également engendré la pauvreté. Quelle est la situation ?

 Oui, c’est vrai. Tout le monde doit travailler de concert, que ce soit le gouvernement central, l’Assemblée régionale de Rodrigues ou les travailleurs sociaux, pour trouver une solution.

Il ne faut pas simplement assister les personnes concernées. Il faut les encadrer pour qu’elles sortent de cette mauvaise situation. Il vaut mieux apprendre à quelqu’un à pêcher que de lui donner un poisson.

Est-ce qu’il y a une crainte que des diplômés ne retournent pas à Rodrigues à cause du chômage ?

Je suis persuadé qu’il faudra les encadrements nécessaires pour encourager les jeunes diplômés à retourner au pays. Il faut qu’il y ait des opportunités d’emploi. Le patriotisme est important. Il y a un travail à faire au niveau de l’orientation professionnelle. Il faut canaliser ces jeunes vers des secteurs qui offrent des débouchés à Rodrigues à la fin de leurs études. Beaucoup de secteurs nécessitent des personnes qualifiées. Sinon, ce sera la fuite de cerveaux. Les personnes qualifiées risquent de rester à l’étranger.

Depuis l’avènement de l’autonomie, est-ce qu’il y a vraiment un changement ?

 Bien sûr, il y a eu des progrès, mais il reste encore des choses à faire. Il faut connaître nos priorités. Il faut un budget adéquat pour que Rodrigues puisse s’engager dans de grands chantiers comme résoudre le problème d’eau.

J’ai entendu parler de l’agrandissement de l’aéroport et du port et l’arrivée du câble optique. Le gouvernement central a aussi son rôle à jouer dans le développement de Rodrigues.

Et il faut financer ces projets. Il y a eu des travaux routiers. Le réseau routier est nettement meilleur. Nous avons beaucoup avancé, mais il y a encore à faire.

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