Nomination de Stephan Toussaint: entre espoir et indifférence à Cité Malherbes

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À Cité Malherbes, de jeunes chômeurs ont perdu tout espoir de voir le sport améliorer leur quotidien.

À Cité Malherbes, de jeunes chômeurs ont perdu tout espoir de voir le sport améliorer leur quotidien.

Le hasard fait bien les choses, on dirait. Alors que le fléau de la drogue et le manque d’activités sportives sont souvent décriés à Cité Malherbes, Curepipe, celle-ci compte désormais un ministre de la Jeunesse et des sports en la personne de Stephan Toussaint. Un détour dans la cité permet de constater que l’attente des habitants est grande.

«Ce serait bien si le nouveau ministre commençait par faire avancer la cause sportive dans l’endroit. Vous voyez ces jeunes ? (en désignant un groupe de jeunes) Ils n’ont ni travail, ni loisirs. Du coup, ils tombent facilement dans l’enfer de la drogue», affirme une habitante qui n’a pas la langue dans sa poche.

Selon elle, les habitants ne réclament pas de nouvelles infrastructures, mais que celles qui existent soient améliorées et mises à leur disposition. D’autant plus qu’il y a beaucoup de sportifs dans l’endroit, affirment d’autres habitants. «Il y a un terrain de foot qui reste fermé. Il n’est pas éclairé. Les jeunes y ont à peine accès. Idem pour le jardin d’enfants. Il est fermé le week-end, alors que ce n’est que ces deux jours qu’on peut emmener jouer les enfants», renchérit une autre mère de famille.

Pour un jeune de l’endroit, raviver les activités sportives est d’autant plus important «si on veut se défaire de l’image de la cité où il y a de graves problèmes de drogue. Très souvent, quand on part chercher du travail, on nous le refuse car on habite à Cité Malherbes.» Plus loin, un autre jeune est amer. «Cela fait longtemps que j’ai laissé tout espoir que le sport aura un avenir dans la cité», affirme-t-il.

Cependant, une vieille dame qu’on a rencontrée est pleine d’espoir. Non pour voir progresser la cité, mais… de pouvoir nager avec Stephan Toussaint. Ce dernier avait, en effet, à l’issue de la cérémonie de prestation de serment, laissé entendre qu’il a une diction bien à lui: «Que vous me jetiez dans la mer calme, ou à Gris-Gris, je vais pouvoir nager.»

«Il me reçoit toujours quand je vais le rencontrer au Citizens’ Advice Bureau. À présent, j’attends qu’il m’apprenne à nager», dit-elle en riant.

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