Dossier «Chagos»: la Grande-Bretagne et les États-Unis sollicitent l’aide de l’Inde

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Le leader du Groupe réfugiés Chagos, Olivier Bancoult, tenant un jugement à Londres, en octobre 2008.

Le leader du Groupe réfugiés Chagos, Olivier Bancoult, tenant un jugement à Londres, en octobre 2008. (Photo: hindustantimes}

Actuellement en visite dans la Grande péninsule, le secrétaire des affaires étrangères britannique Boris Johnson a sollicité l’aide de New-Delhi, lors d’une rencontre avec le Premier ministre Narendra Modi, mercredi 18 janvier. Cela, dans le but d’influencer Maurice sur le dossier «Chagos». C’est ce que rapporte le site du journal Hindustan Times.

Cette aide a été demandée car l’Inde est considéré comme faisant partie de la même «architecture de securité», avec les deux puissances mondiales, ce qui est un point positif. Boris Johnson a également dit au Premier ministre indien que «la présence de cette base militaire américaine est dans l’intérêt de son pays».

Pas sur la même longueur d’onde

Pour rappel, la Grande-Bretagne et  Maurice ne sont pas sur la même longueur d’onde concernant la reconnaissance de la souveraineté de Maurice sur l’archipel des Chagos. L’une des îles, Diego Garcia, a été louée aux États-Unis pour la construction d’une base militaire. Environ 2 000 Chagossiens ont dû quitter leur pays pour s’installer à Maurice et aux Seychelles.

Toutefois, le bail de 50 ans signé en 1966 a expiré récemment. Mais il a été renouvelé par Londres et expirera en 2036, au grand dam de Maurice et des natifs de Chagos.

Le Premier ministre sir Anerood Jugnauth a menacé de porter l’affaire devant la Cour internationale de Justice. Il a aussi critiqué le refus de Londres, affirmant que l’archipel des Chagos a toujours «fait partie du territoire mauricien». D’ajouter que, comme ce dossier a été présenté lors de l’assemblée générale des Nations-Unies, il est primordial que Maurice mène le combat jusqu’au bout.

Établissement commun britannique-américain

Selon le bureau des affaires étrangères, cette base contribue à la sécurité mondiale et «Diego Garcia est un établissement commun britannique-américain utilisé par de nombreux partenaires internationaux dans la lutte contre le terrorisme et la lutte contre la piraterie».

Il a également déclaré que le Royaume-Uni est «déçu» de la démarche de Maurice à l’Assemblée générale des Nations-Unies, considérant cela comme «une utilisation inappropriée du mécanisme de la Cour internationale de Justice».

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