La Bourse de Paris morne à mi-séance avant la BCE (-0,10%)

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La Bourse de Paris évoluait en recul à mi-séance jeudi (-0,10%), les investisseurs privilégiant la prudence en attendant le discours du président de la Banque centrale européenne à l'issue de la réunion de l'institution.

A 12H21 (11H21 GMT), le CAC 40 cédait 4,97 points à 4.848,43 points, dans un volume d'échanges de 1,2 milliard d'euros. La veille, il avait fini en recul de 0,13%.

La cote parisienne a progressé à l'ouverture avant de rapidement changer de tendance, ne parvenant plus à repasser dans le vert.

Détournant un moment son attention des Etats-Unis à la veille de l'investiture de Donald Trump à la Maison Blanche, le marché regardait vers Francfort où le président de la BCE Mario Draghi va donner une conférence de presse dans l'après-midi.

Si les marchés s'attendent à un statu quo sur la politique monétaire de l'institution, les propos de M. Draghi seront écoutés attentivement.

Ce dernier devrait en effet «être amené à s'exprimer sur l'engagement de maintien d'une politique monétaire extrêmement accommodante pendant encore une longue période, alors que l'inflation remonte et que les conséquences de cette politique ne semblent plus aussi positives qu'elles ont pu l'être», soulignent les analystes du courtier Aurel BGC dans une note.

Lors de sa dernière réunion de politique monétaire en décembre, la BCE avait décidé de prolonger son vaste programme de rachat de dettes publiques et privées jusqu'à fin décembre, au rythme toutefois de 60 milliards d'euros par mois contre 80 milliards jusqu'à fin mars.

Du côté des indicateurs, l'agenda est essentiellement américain, avec l'activité industrielle dans la région de Philadelphie en janvier et les mises en chantier de logements en décembre.

Les demandes hebdomadaires d'allocation chômage et les stocks hebdomadaires de pétrole brut aux Etats-Unis sont aussi attendus.

D'autre part, la demande mondiale de pétrole a crû plus rapidement que prévu en 2016 mais devrait légèrement marquer le pas en 2017, selon des estimations révisées de l'Agence internationale de l'Energie.

Sur le plan des valeurs, Carrefour reculait (-0,61% à 22,77 euros) pénalisé par des ventes 2016 en baisse de 0,7% à 85,7 milliards d'euros.

L'équipementier Zodiac Aerospace bondissait ("21,69% à 28,37 euros), dopé par une OPA amicale de Safran ("2,13% à 68,70 euros), pour créer un groupe qui serait le numéro trois mondial dans l'industrie aéronautique hors avionneurs.

Rémy Cointreau ("3,97% à 85,10 euros) était soutenu par un chiffre d'affaires en croissance de 4,7% sur les neuf premiers mois de son exercice décalé 2016/17 à 836,7 millions d'euros, une progression portée par les ventes de la maison Rémy Martin.

JCDecaux était porté ("1,89% à 29,31 euros) par un relèvement de sa recommandation à "conserver" contre "réduire" précédemment par HSBC, tout comme Nexans ("3,01% à 55,07 euros), dont la recommandation a été relevée à "acheter" contre "accumuler" par Gilbert Dupont.

A l'inverse, Gemalto reculait (-3,91% à 52,80 euros), pénalisé par un abaissement de recommandation à "vendre" contre "neutre" par Goldman Sachs, comme Ingenico (-3,33% à 76,34 euros), dont la recommandation a été passée à "vendre" contre "acheter" auparavant par la même banque.

BioMérieux était bien orienté ("2,76% à 151,00 euros), après avoir publié un chiffre d'affaires annuel de 2,103 milliards d'euros, en hausse de 7,1% sur un an.

Argan prenait 4,20% à 25,32 euros, après avoir annoncé un résultat net en hausse de 92% en 2016 à 95,2 millions d'euros, mais des revenus locatifs en légère baisse.

Elis reculait (-2,02% à 16,77 euros), après l'annonce du lancement d'une augmentation de capital de l'ordre de 325 millions d'euros pour refinancer une partie du crédit-relais de 550 millions d'euros contracté pour ses deux récentes acquisitions en Espagne et au Brésil.

Téléperformance s'appréciait ("2,12% à 100,35 euros), soutenu par l'annonce d'un objectif de chiffre d'affaires de 5 milliards d'euros à l'horizon 2020.

Devoteam suivait la même tendance ("2,47% à 55,97 euros), après avoir indiqué s'attendre à un chiffre d'affaires de 555 millions d'euros en 2016 et viser le milliard en 2020.

Adocia (-8,71% à 46,10 euros) souffrait après l'annonce d'un changement de stratégie qui pourrait l'amener à procéder, "au moment opportun", à une augmentation de capital.

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