Pre-Reg Exams: un sentiment d’injustice...

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Les examens conditionnant l’accès à l’internat ont eu lieu à Rose-Hill le 26 novembre.

Les examens conditionnant l’accès à l’internat ont eu lieu à Rose-Hill le 26 novembre.

Déception, tristesse, colère, inquiétude. Autant de sentiments animent les aspirants médecins dont le nom ne figure pas dans la liste des 120 retenus qui débutent leur internat dans les hôpitaux publics du pays, jeudi 19 janvier.

Si pour certains, la persévérance est de mise, pour d’autres, l’attente se fait trop longue. Toutefois, le ministère de la Santé devait déclarer récemment que «ceux qui ne sont pas dans cette liste emboîteront le pas très vite» aux 120 retenus.

Shazia est parmi les recalés, du moins temporairement à en croire le ministère, et elle ne cache pas l’angoisse qui la ronge depuis maintenant plus d’un an. Elle a décroché son diplôme du SSR Medical College en novembre 2015 et depuis, c’est le cauchemar. Au point d’envisager l’abandon de sa filière d’études après cinq ans.

«Ce n’est pas évident financièrement. Mes parents ont beaucoup sacrifié, ils sont stressés. Ma vie reste en suspens. Je ne peux même pas me marier», martèle la jeune femme. Sa requête: que le ministère agisse sur une base humanitaire. «J’ai réussi les Pre-Reg exams, qui nous ont été imposés. Qu’on me dise, au moins, à quelle date le prochain groupe débutera l’internat

«On est dans le flou»

Même son de cloche du côté de Vashish. Il a complété ses études de médecine en France et reste conscient des obstacles auxquels il doit faire face. Ce qui le révolte surtout, c’est le manque d’informations.

«On nous garde dans le flou. Le ministère ne communique pas. Ce n’est qu’à travers la presse que nous apprenons des informations importantes. Je ne sais pas combien de temps je vais devoir attendre avant de débuter mon internat», s’insurge-t-il.

S’il a décidé de prendre un emploi en attendant d’avoir enfin une réponse, il n’est pas question d’abandonner sa filière. «J’ai terminé six ans d’études. Je ne vais pas m’arrêter là. Je continue à persévérer, mais je suis pessimiste quant à mon avenir en médecine à Maurice. L’internat ne garantit rien

Pour Leena, dont le nom figure dans la liste des 120, cette situation concernant les aspirants médecins n’est pas nette.

«J’avoue que j’ai été soulagée de voir mon nom dans la liste car cela fait plus d’un an que je suis en attente. Mais c’est injuste pour les 125 aspirants médecins qui ont tout de même réussi ces examens. Au début, le ministère avait annoncé 200. Puis, le chiffre a été ramené à 160, avant d’atterrir à 120. Je me demande également quelle autre surprise m’attend pendant l’internat. C’est un labyrinthe sans fin», regrette-t-elle.

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