Motion de blâme du MSM contre maire et adjoints PMSD

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Selon Robert Pallamy, président du PMSD, le maire et les deux adjoints resteront en poste, car ils ont été nommés par le conseil municipal.

Selon Robert Pallamy, président du PMSD, la maire et les deux adjoints resteront en poste, ayant été nommés par le conseil municipal.

Leur décision est prise. Les membres du PMSD se sont réunis, jeudi 5 janvier, et il a été décidé que la maire de Curepipe, Nathalie Gopee, et les deux adjoints au maire – Arline Koenig à Quatre-Bornes et Chris Dick à Port-Louis – resteront en poste. «La majorité peut présenter une motion de blâme mais la maire et les deux adjoints resteront en poste, car ils ont été nommés par le conseil municipal», déclare Robert Pallamy, président du PMSD.

Les conseillers bleus qui président des comités dans les villes ne laisseront pas non plus leur fauteuil. Toutefois, les membres de la majorité comptent bien présenter des motions de blâme, dans les trois villes concernées, pour faire révoquer les Bleus. «Il est impossible que l’adjoint au maire soit issu d’un parti qui n’a pas la majorité. Nous allons enclencher les procédures au plus vite et inscrire ce point à l’agenda. D’ici la semaine prochaine, le conseil se réunira pour présenter cette motion de blâme. En moins de dix jours l’adjoint au maire sera révoqué», dit Oumar Kholeegan, lord-maire.

Du côté de Curepipe, la maire devra être remplacée dans la mesure où siègent 12 élus du gouvernement, contre huit de l’opposition. «Nathalie Gopee sera remplacée par un membre du MSM», déclare une source à la mairie de cette ville. Le nom de Devindranath Bhurosah, actuellement adjoint au maire, est cité. Le maire de Quatre-Bornes Atmaram Sonoo confirme également qu’une motion de blâme sera inscrite à l’agenda du conseil municipal.

Sollicité Sanjit Teelock, spécialiste en administration régionale, indique que selon l’article 36 (1) de la Local Government Act, une fois la motion de blâme passée, il appartient au ministre des Collectivités locales de démettre la maire et les deux adjoints de leurs fonctions. Ensuite, le conseil de chaque ville concernée a sept jours pour élire un maire et/ou son adjoint. «Sous l’ancienne loi, il n’aurait pas été possible de révoquer l’adjoint au maire», dit-il. À noter que c’est Xavier-Luc Duval qui a présidé le comité pour revoir la Local Government Act en 2015.

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