L’après-PMSD: l’Electoral Reform Bill en suspens

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(Photo d’illustration) Le comité créé pour se pencher sur la réforme électorale avait finalisé plusieurs aspects de ce projet de loi.

(Photo d’illustration) Le comité créé pour se pencher sur la réforme électorale avait finalisé plusieurs aspects de ce projet de loi.

Le départ du Parti mauricien social-démocrate (PMSD) du gouvernement laisse plusieurs dossiers en suspens. L’un d’eux: la réforme électorale. «Le travail était déjà bien avancé mais avant de continuer, il faudra nommer un Senior Minister à la tête du comité pour remplacer Xavier-Luc Duval», explique un ancien membre du gouvernement.

Le comité créé pour se pencher sur la réforme électorale avait finalisé plusieurs aspects de ce projet de loi. Depuis le 11 janvier de l’année dernière, les membres se sont rencontrés une dizaine de fois. «Les règlements sur le financement des partis et le système proportionnel avaient été finalisés. Nous allions nous attaquer à la représentation féminine», fait ressortir Xavier-Luc Duval qui présidait le comité.

Même si lors de leurs dernières rencontres, l’accent avait été mis sur la réforme électorale à Rodrigues, les membres du comité travaillaient sur le transfugisme. Mais à ce stade, rien n’a été décidé. D’autres aspects, comme la déclaration des avoirs, seront aussi abordés.

«Sir Anerood Jugnauth lui-même n’y croit pas…»

Sollicité, Paul Bérenger déclare que depuis le début, il n’y avait pas cru. «Lorsque ce comité a été placé sous la présidence de Xavier Duval, je savais que la réforme était enterrée. Sir Anerood Jugnauth lui-même n’y croit pas, donc il ne fera ni réforme ni amendement au Declaration of Assets Act», dit l’ex-leader de l’opposition.

Navin Ramgoolam abonde dans le même sens. «La réforme était prête en 2014 mais comme nous étions à la veille des élections, nous ne l’avons pas présentée. Non seulement sir Anerood Jugnauth n’y croit pas, mais il n’en a pas besoin ! Tant qu’il sera là, il n’y aura pas de réforme», déclare l’ancien Premier ministre.

La réforme électorale a constitué un argument majeur lors de la campagne des législatives en 2014. Il figurait dans le manifeste de l’alliance Lepep. On pouvait y lire : «Une dose de proportionnelle sera introduite ; le seuil d’éligibilité pour les sièges proportionnels sera 5 % des votes nationaux recueillis ; une représentativité d’un tiers des femmes sera assurée ; le système de Best Loser sera maintenu.»

La longue lutte de Bérenger

Paul Bérenger a toujours milité pour une réforme électorale. Outre ses multiples prises de position et ses initiatives dans le passé, il est maintes fois revenu sur le sujet après les dernières élections générales. Le 15 octobre 2015, alors qu’il était leader de l’opposition, Paul Bérenger avait adressé une Private Notice Question (PNQ) sur la réforme électorale au Premier ministre. SAJ avait annoncé que l’Electoral Supervisory Commission sera dotée de pouvoirs accrus et que la dose de proportionnelle, telle qu’elle est proposée, ne changera pas le vote exprimé par les urnes.

Le 19 juillet 2016, Paul Bérenger est revenu sur le sujet avec une autre PNQ. Le Premier ministre avait alors dit que la déclaration de l’appartenance ethnique par les candidats aux législatives sera aussi revue.

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