Arts et culture: ces dossiers du PMSD laissés en suspens

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En 2017, Maurice devra défendre la valeur universelle exceptionnelle du sega tambour de Rodrigues devant l’Unesco.

En 2017, Maurice devra défendre la valeur universelle exceptionnelle du séga tambour de Rodrigues devant l’Unesco.

Pendant le passage du PMSD dans l’actuel gouvernement, les arts et la culture étaient partagés entre le ministère de tutelle et celui du Tourisme – Festival Kreol, musée de l’esclavage, entre autres. Son départ laisse quantité de dossiers à faire avancer.

Construction

Culture House : à quand le premier coup de pioche?

Les travaux de construction de la Culture House, projet de longue haleine, démarreront-ils en 2017? Le Budget 2016-17 a accordé Rs 105 millions pour cette maison de la culture, qui doit réunir en un seul lieu les Archives nationales et la Bibliothèque nationale. Les spécifications et besoins des deux institutions ont déjà été soumis au ministère des Infrastructures publiques.

Troupe nationale

Vieux projet ressorti

La mise sur pied d’une troupe nationale a été remise au goût du jour dans le Budget 2016-17. Incidemment, ce projet avait été placé sous la tutelle du bureau du Premier ministre.

National Awards

Concours du disque… après l’année

L’une des dernières annonces du ministre des Arts et de la culture sortant: l’organisation d’une récompense nationale pour les artistes. Cela, dans la foulée des concours radiophoniques du disque de l’année que les auteurs-compositeurs et interprètes ne voient pas d’un bon œil. Car, pour eux, ces concours, entièrement basés sur leurs œuvres, ne leur rapportent aucun avantage. Santaram Baboo avait confié que toutes les radios étaient partantes pour une récompense nationale, sans avancer de détail sur les modalités et le déroulement de la manifestation.

Route de l’engagé

Maurice en première ligne

Tracer la Route de l’engagé sur le modèle du projet de l’Unesco, la Route de l’esclave. La première réunion du comité scientifique de la Route de l’engagé devait avoir lieu l’année dernière. «C’est un projet qui dort depuis longtemps», confie une source proche du dossier. «C’est le ministère des Arts et de la culture qui doit en prendre le leadership.» Cela, bien qu’il ait été officiellement approuvé qu’il revient à l’Aapravasi Ghat Trust Fund d’accueillir le secrétariat de ce projet. Il s’agira de regrouper 26 pays concernés par l’engagisme. Et de créer une base de données donnant accès à des documents y relatifs.

Stade musical

Le rêve des artistes

Promesse de Mookhesswur Choonee reprise par Santaram Baboo. Sous le précédent régime, il avait été question de recouvrir la piste synthétique et la pelouse du stade Anjalay avec une protection adaptée pour la tenue de concerts. Mais l’appel d’offres pour cet équipement avait été annulé. Le ministre sortant avait repris le vieux rêve sans que le projet n’avance.

Patrimoine mondial

Sega tambour en piste

Le prochain dossier sur la liste présentée à l’Unesco est celui du sega tambour de Rodrigues. La demande d’inscription a déjà été soumise. En 2017, Maurice devra défendre la valeur universelle exceptionnelle du séga tambour. Tout devra alors être mis en œuvre pour que cette musique rejoigne le sega tipik et les chants et danses du folklore bhojpuri.

Le geet gawai vient d’être inscrit sur la liste du patrimoine immatériel de l’Unesco. L’un des critères de l’Unesco, c’est que l’État assure la promotion et la sauvegarde de ces chants et danses, notamment à travers la transmission aux jeunes.

Lutte contre le piratage

Action minimale décriée

Mobilisé contre le piratage lors de la période des fêtes, Bruno Raya affirme s’être rendu aux Casernes centrales le vendredi 23 décembre, en compagnie de Boyzini, Michel Nanny et Kenny Seenyen. Ils y ont identifié des vendeurs de CD piratés. Tout en reconnaissant que «la police est plus active et prend la situation plus au sérieux», le chanteur déplore le fait que des «CD pé vandé koumadir pé vann ladrog». Toutefois, il se félicite du fait que l’Anti Drug and Smuggling Unit se mêle du dossier.

Par ailleurs, la principale crainte des auteurs-compositeurs et interprètes, c’est de revivre le 30 décembre 2015. Ce jour-là, des artistes étaient descendus dans les rues du côté de la gare du Nord, alertés que des CD piratés étaient en vente. Cela s’était terminé par des coups et blessures et des charges en cour, aujourd’hui rayées. Une réunion avait eu lieu à la mi-décembre entre Santaram Baboo, alors ministre, et des artistes. Il avait mis en avant l’existence d’une hotline pour que le public dénonce les pirates à la police. Ce qui avait eu le don d’irriter ces artistes.

Villages culturels

Espaces d’expo-vente

Ces lieux figurent parmi les annonces faites par Santaram Baboo. Il avait seulement indiqué que les villages culturels devaient être à Trianon et à Rivière-Noire. Ces lieux ont pour vocation d’être des espaces où les artistes peuvent vendre leurs œuvres. D’anciens logements de travailleurs engagés se trouvent à Trianon, lieu ayant récemment fait l’objet de fouilles archéologiques et de travaux de rénovation.

Musée de l’esclavage

Destin enchaîné ?

C’est sur l’hôpital militaire – lieu approuvé par le Conseil des ministres le 7 avril 2016 – que le musée de l’esclavage a buté. Mi-décembre, Xavier-Luc Duval, alors Premier ministre adjoint et ministre du Tourisme, avait tranché. Le musée de l’esclavage serait installé dans un bâtiment ayant appartenu à United Docks, à Trou-Fanfaron. Face à des contestataires – dont l’historienne Vijaya Teelock – qui insistent que la valeur historique de l’hôpital militaire est plus adaptée au musée de l’esclavage, le leader des bleus avait alors proposé que cet édifice soit le prolongement du musée de l’esclavage situé à côté, à l’intérieur du bâtiment d’United Docks.

Le débat est-il relancé, avec le départ de Xavier-Luc Duval du gouvernement? Du côté de l’Aapravasi Ghat Trust Fund, on fait valoir que le bâtiment d’United Docks est en face du Beekrumsing Ramlallah Interpretation Centre (BRIC). Et que le bâtiment voisin avait déjà été identifié pour la phase deux du BRIC. Ce qui arrange les pro-hôpital militaire pour le musée de l’esclavage. Ces derniers comptent maintenant se tourner vers Pravind Jugnauth. Un courrier lui a déjà été adressé.

Marronnage et ségatorium à l’honneur

Un musée du marronnage et un ségatorium devraient aussi être aménagés au Morne. Un terrain de cinq arpents a été identifié pour ces projets par le ministère du Logement et des terres.

Législation

Copyright Act

Un High-Powered Committee s’est penché pendant plusieurs mois sur les amendements à apporter au Copyright Act. Des artistes ont participé aux réunions et soumis leurs propositions. Ils attendent avec impatience la version finale de cette loi censée améliorer leur quotidien et mieux protéger leurs droits.

Status of Artist Bill

Santaram Baboo a plusieurs fois annoncé que le ministère des Arts et de la culture présenterait «bientôt» un Status of Artist Bill pour établir formellement le statut des artistes, réglementer leur travail, leur accès à la sécurité sociale et aux assurances.

Films Commission Act

Un Films Commission Act a été annoncé par le ministre sortant. Cette loi doit remplacer le Mauritius Film Development Corporation Act de 1986 et notamment proposer un guichet unique pour attirer les cinéastes étrangers. Pour l’heure, ce sont deux institutions qui gèrent le secteur: le Board of Investment, qui accorde le Film Rebate Scheme, rabais sur les dépenses à hauteur de 40% ; et la Mauritius Films Development Corporation, pour les autorisations de tournage. Le Budget 2016-17 prévoit aussi Rs 10 millions pour l’achat d’équipements de tournage qui seront proposés en location aux réalisateurs locaux et étrangers.

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