Allemagne - Rangnick: Leipzig prêt «à en remettre une petite couche» contre le Bayern

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Pourquoi pas en remettre une petite couche, s'interroge Ralf Rangnick.

Pourquoi pas en remettre une petite couche, s'interroge Ralf Rangnick.

«Pourquoi pas en remettre une petite couche», s'interroge Ralf Rangnick, le directeur sportif du promu Leipzig, deuxième de Bundesliga avant le choc au sommet mercredi chez le leader munichois, dans une interview mardi avec l'agence allemande SID, filiale de l'AFP.

L'équipe de Red Bull, à égalité de points devant avec le Bayern, s'apprête à disputer la toute première confrontation de l'histoire des deux clubs.

Q: Leipzig peut-il créer la sensation et prendre la tête juste avant la trêve en dominant le 1er?

R: «Pour nous c'est un match de bonus. Un match où nous sommes les outsiders. Mais c'est un rôle qui nous va bien. Nous voulons rester sur la lancée de notre bon match contre Hertha (2-0 ndlr) et pourquoi pas en remettre une petite couche!»

Q: Compte-tenu de votre riche expérience, que faut-il faire pour aller gagner à Munich?

R: «Une équipe exclusivement sur la défensive contre le Bayern n'a en général aucune chance. Notre style est fait de courses, d'agressivité, nous ne lâchons rien. Et nous voulons jouer notre propre jeu sur la pelouse de Munich. Mais nous n'avons encore jamais joué contre une équipe avec des individualités d'une aussi grande qualité».

Q: Contrairement au Bayern, vous n'avez pas une obligation de victoire...

R: «C'est vrai, c'est comme ça que je vois les choses. Si nous gagnons, ce sera une assez grosse surprise. Pour le Bayern, tout autre résultat qu'une victoire serait une déception».

Q: Etes-vous surpris de faire jeu égal avec le Bayern après seulement une demi-saison en première division?

R: «Tout le monde en Allemagne, et nous aussi à Leipzig, a été surpris de ce fantastique parcours en matches aller. Personne ne pouvait s'attendre à ce que nous ayons 36 points après 15 matches. De ce point de vue-là, nous sommes les égaux du Bayern. Mais pour tous les autres paramètres, nous sommes encore à des années-lumière d'eux».

Q: Avez-vous commencé à rêver du titre?

R: «Chez nous, personne ne rêve. Nous nous concentrons sur le prochain entraînement, ou sur le prochain match. Personne ne regarde plus loin que ça chez nous».

Q: La situation est-elle comparable à celle d'Hoffenheim, lorsque vous aviez failli être champion d'automne avec un promu en 2008-2009 avant de finir 8e?

R: «Je suis obligé d'y penser, parce qu'on me pose constamment cette question. Mais d'abord, c'était il y a huit ans, et ensuite, je ne crois pas que l'on puisse comparer les équipes, ni la nôtre avec Hoffenheim, ni celle du Bayern de l'époque avec celle du Bayern d'aujourd'hui. Si l'histoire d'Hoffenheim doit nous apprendre quelque chose, c'est qu'un titre de champion d'automne ne veut absolument rien dire». 

Q: A votre avis, le Bayern est-il à 100% en ce moment?

R: «Je vois que leur courbe de forme remonte depuis trois semaines. Il aurait été préférable de jouer contre eux il y a trois ou quatre semaines plutôt que maintenant. Mais on ne choisit pas». 

Q: Malgré les critiques récurrentes visant le propriétaire Red Bull, Leipzig a-t-il connu une année de rêve en 2016?

R: «Oui. Parce qu'on sait déjà que cette année, nous ne finirons pas plus bas que la deuxième place. Sur le plan sportif, c'était une année de rêve. Si quelqu'un me l'avait dit l'an dernier, je ne l'aurais pas cru. Le club s'est également énormément développé, notamment en terme de sympathie et d'image de marque. De plus en plus de gens se réjouissent de notre succès. Nous le sentons, pas seulement à Leipzig, mais aussi dans d'autres villes d'Allemagne. De plus en plus de gens nous respectent, et nous sommes également de mieux en mieux acceptés dans le pays». 

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