L’ex-DPM pas leader de l’opposition tout de suite

Avec le soutien de
Depuis hier, lundi 19 décembre, le rapport de forces à l’Assemblée nationale a changé.

Depuis hier, lundi 19 décembre, le rapport de forces à l’Assemblée nationale a changé. 

«N’import ki rol nou éna, sé bondié ki doné. Ek nou pou fer li korektéman.» C’est ce qu’a déclaré Xavier-Luc Duval, hier, à un journaliste qui lui demandait s’il était prêt à assumer le rôle de leader de l’opposition. Cette éventualité est à l’agenda depuis que le Parti mauricien social-démocrate (PMSD) a annoncé sa démission du gouvernement. Pour cause, le rapport de forces à l’Assemblée nationale a changé. Et il en est de même au sein de l’opposition. Désormais, la configuration de l’opposition parlementaire est comme suit : PMSD 11 députés, MMM six députés, PTr quatre députés, MP deux députés et Indépendants cinq députés.

Ainsi, avec 11 députés, Xavier-Luc Duval peut prétendre au poste de leader de l’opposition. Mais il doit en informer le chef de l’État. Cela, en vertu de l’article 73 (2) de la Constitution, qui prévoit que le président de la République nomme «in his own deliberate judgement» le leader du parti qui compte le plus grand nombre de députés au poste de leader de l’opposition.

Mais la Constitution prévoit également que le président de la République peut révoquer le leader de l’opposition si les leaders des autres partis d’opposition ne l’acceptent plus en tant que tel. De ce fait, si les députés de l’opposition, informent la présidente de la République que le leader de l’opposition n’a pas leur soutien, le chef de l’État devra en nommer un autre.

Or, jusqu’ici, les autres dirigeants des partis de l’opposition n’ont pas officiellement signifié leur intention de proposer Xavier-Luc Duval en tant que leader de l’opposition. Interrogé hier, le chef de file des travaillistes à l’Assemblée nationale, Shakeel Mohamed, a déclaré que «le Parti travailliste accueille à bras ouverts Xavier Duval dans l’opposition.» Et il s’est empressé de préciser que «pour l’heure le choix des Rouges pour le poste de leader de l’opposition n’a pas encore été arrêté».

Au Mouvement Patriotique, on ne se prononce pas sur la question. Alan Ganoo, président du parti, précise que le MP reste bien ancré dans l’opposition «Il n’y a eu aucun contact entre le gouvernement et nous. Le MP reste un parti de l’opposition.»

Du côté des indépendants Zouberr Joomaye nous a fait la déclaration suivante : «Par élégance, il faut laisser Bérénger continuer à assumer les fonctions de leader de l’opposition pour l’instant. À la rentrée, en mars, il faudrait que Xavier Duval prenne le leadership de l’opposition car son parti dispose d’un plus grand nombre de députés».

Quant à la députée de la circonscription n° 1, Danielle Selvon, en déplacement au Kenya, elle affirme rester indépendante et ne se prononce pas sur la personne qui devrait être leader de l’opposition.

De son côté, Paul Bérenger a déclaré,  à l’issue de la réunion du bureau politique du MMM, qu’il n’a pas démissionné du poste de leader de l’opposition, précisant dans la foulée «qu’il n’est amarré à aucun poste».

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires