Société civile : levée de boucliers contre le Prosecution Bill

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Plusieurs membres de la société civile se sont rencontrés le lundi 19 décembre.

Plusieurs membres de la société civile se sont rencontrés le lundi 19 décembre.

«Si le gouvernement persiste avec le Prosecution Bill, nous passerons à l’action.» Propos déterminés d’Anishta Babooram-Seeruttun, présidente de l’ONG The Rising. C’était lors d’une conférence de presse, ce lundi 19 décembre, pour prendre position contre le Prosecution Bill, à l’agenda à l’Assemblée nationale demain, mardi 20 décembre.

«Nous savons que l’on va nous empêcher de tenir des manifestations, mais on ne pourra pas nous empêcher de pass mésaz, à travers tous les clubs, toutes les associations qui souhaitent nous entendre, à traverser le pays.»

C’est entourée de plusieurs représentants de la société civile qu’Anishta Babooram-Seeruttun a expliqué la position de The Rising. A ses côtés : Ivor Tan Yan du Mouvement 1er Mai, Aniis Rostom de Young Students Asssociation, Rajen Narsinghen, Head of legal department de l’université de Maurice, Pritish Ramlugun, co-fondateur de The Rising. 

«Nous ne comprenons pas pourquoi la société civile n’a pas été consultée. On amende la Constitution, la loi suprême du pays qui concerne tous les citoyens, sans nous consulter. Pourquoi un tel empressement pour faire voter une loi en période de fin d’année ? On fait tout cela avec une urgence incompréhensible et avec effet rétroactif. C’est vrai que la Constitution permet cela, mais dans le droit pénal, est-ce justifié de mettre la clause de rétroactivité ? Jusqu’à maintenant, le Directeur des poursuites publiques (DPP) était une institution indépendante», affirme la présidente de l’ONG The Rising.

Elle se demande pourquoi le gouvernement ne s’est pas montré aussi enthousiaste pour faire voter des dispositions socio-économiques qui concernent les droits humains. «C’est plus pressant que d’amender la Constitution pour toucher à l’indépendance du DPP.» Finalement, Anishta Babooram-Seeruttun déclare que si la rétroactivité est appliquée, «dans les cas des ti-dimounn, li ousi so ka pa bon mem».

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