The Artist: rencontre avec les 17 nominés

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Qui sera The Artist 2016 ? Ce concours lancé par l’express prendra fin le 22 décembre. Date à laquelle le nom de celui qui a été couronné parmi les 17 nominés sera connu. D’ici là, nous vous proposons de découvrir chaque jour, par ordre alphabétique, le mini-portrait de chaque artiste. 

Zulu : pimenté à souhait

Zulu a pris son temps avant de sortir son second album solo. Parce qu’il avait des contraintes et qu’il lui a fallu reprendre la mer pour gagner sa vie. Intimiste est une porte grande ouverte dans l’univers du chanteur à la voix rauque et chaude. Lui qui ne cache pas qu’il lui a fallu consentir force sacrifices et même «du sang et des larmes» pour concrétiser l’album. Il n’empêche que la voix de Zulu soulève et fait tanguer, comme la vague. Pima rouz est l’un des singles à avoir capté l’attention. Piquante rencontre avec la voix jazz de Nadine Bellombre. Le tout pour nous raconter des «zistwar sinp touzour konpliké». Comme cette reprise du tube de Menwar, Sizann. Mais une Sizann métamorphosée, vitaminée. Intimiste, c’est une série de rencontres. On y croise les Clarisse Sisters, Jason Heerah, Uvi, la muse de Zulu, et même l’homme d’affaires controversé Paul Loup Sulitzer. À chaque fois, des messages forts et même un hommage à Nelson Mandela.

Tritonik : bons baisers de Berlin

Prenez Eric Triton, connu pour son franc-parler et son poignant Blues dan mwa. Entourez-le d’une bande de musiciens (Norbert Planel et Kurwin Castel aux percussions, Emanuel Desroches à la basse) avec qui il voyage et pratique des tas d’expériences. En chemin, ils rencontrent le trompettiste tchèque Vit Polak qui vient faire le jam avec eux à Berlin. Voilà Tritonik, un projet sonore qui constitue une nouvelle étape dans la carrière d’Eric Triton. Au passage, il a ouvert ses horizons, passant du blues à la world music. Résultat : un album studio aux rythmes envoûtants et entraînants : Berlinfluence, pour la ville allemande où le disque a été enregistré. Tritonik, c’est aussi les coups de gueule d’Eric Triton. Sa manière de chanter tout haut ce qui nous dérange tous bas. Avec, en fil rouge, des appels à l’unité. Le morceau d’ouverture s’intitule d’ailleurs Morisien. Et plus loin sur l’album figure le titre Tabou.

Sandra Mayotte l’éternelle!

Elle a marqué l’histoire de la musique locale. De Voisin Voisine, générique de la série du même nom, en passant par Kot li finn alé, Makalapo, Kayambo, La limier dan lakaz et ses chœurs avec Cassiya, la voix de Sandra Mayotte a accompagné plusieurs générations de Mauriciens. Voilà 18 ans depuis que le producteur et arrangeur musical Gérard Louis l’a dénichée. «Animatrice radio, je connaissais Gérard Louis et il m’a demandé si la chanson ne m’intéressait pas. J’ai dit ‘pourquoi pas’, et il m’a invitée à un voice test à Cassis.» Voilà comment Sandra Mayotte s’est retrouvée à accompagner le groupe Cassiya dans ses tournées. Depuis, la chanteuse trace son chemin et, en 2016, elle sort son 6e album ! Un album synonyme de longévité, mais celle-ci dit-elle, «n’entame pas mon identité». Mo pou res kouma mo été est, du reste, le titre du dernier album de Sandra Mayotte. Un opus aux sonorités world music, que pouvez écouter sur theartist. lexpress.mu.

Patyatann regroupe des univers différents

«Notre musique est une world fusion mauricienne.» C’est ce qu’avait laissé entendre le groupe Patyatann à l’express, en août.

C’était lors de la sortie de leur tout premier album Sanpek. Titre dérivé de la tradition orale mauricienne des sirandanes et qui signifie «je joue!», «je participe !».

À travers leur musique, Anthony Bouic, Anouchka Massoudy, Sarasvati Mallac et Ludovic Kathan ont voulu célébrer la diversité culturelle de Maurice. «Nous sommes des jeunes, qui observent la société et le monde dans lequel nous vivons et nous avons envie de nous exprimer là-dessus», confiaient-ils.

Le quatuor présente un ensemble de leurs quatre univers différents et du croisement de cultures et d’influences, qui définit Patyatann depuis sa création en 2012.

Les finalistes du prix Musiques de l’océan Indien de 2013 proposent ainsi un aperçu du quotidien mauricien à travers des chansons axées sur le chant des grenouilles, le marché central, la société de consommation et le capitalisme, la pauvreté, entre autres.

The Prophecy et ses quatre chanteurs


 

Enn sentiment fier, un solo interprété par Blakkayo, La limière extrait de Nu destiné et Forgive me, de l’album Renaissance de Mr Snyp. Ce sont là les trois chansons auxquelles Murvin Clélie, leader vocal du groupe The Prophecy prête sa voix, cette année.

Le chanteur ne manque pas d’évoquer sa relation avec Mr Snyp qui est son oncle. La chanson Forgive me commence, de ce fait, par les paroles «Hey uncle let’s do some sweet and love reggae music». Murvin Clélie est, par ailleurs connu pour ses chansons Nu pu sirmonter et Enn lamour complike, du premier album de The Prophecy, intitulé 21st Century, en mai 2015.

Le groupe est composé de plusieurs artistes. À savoir Ashley Fokpan (coordinateur), Olivier Dauphine (guitare solo), Clarel Apollon (guitare solo), Pascal Zamala (basse), Vincent Zamala (batterie), Dominique Lingadoo (clavier), Sylvano Bachelier (guitare), Steward Claude (clavier), sans compter des choristes.

Mr Snyp: la pureté rodriguaise

Rodrigues ! Son île revient dans pratiquement toutes les phrases qu’il prononce. Elle le lui rend bien. Rekonet mo lil – référence à Rodrigues bien sûr – le premier album de Mr Snyp, en 2004, a connu un succès immédiat. Six ans plus tard, âgé de 30 ans, plus mature et plus sensible aux phénomènes de société, Mr Snyp sort La révolution. Le tube Cri de révolte passe en boucle sur les radios.

Le succès du chanteur originaire de Saint-Gabriel ne lui monte pas à la tête. Il reste concentré sur ses objectifs et sort en 2016 son troisième album : Renaissance. Les titres de cet opus les plus joués sur les radios sont : Enfant du soleil, Lavi zordi et Mo envi truv ou, trois titres aux sonorités reggae roots que Mr Snyp affectionne tant.

«Tout ce que je fais, je le fais pour Rodrigues, mon île. Je veux démontrer que les moyens n’ont rien à voir avec le talent. Malgré le manque de moyens, Rodrigues est un vivier de talents musicaux», lance Jean Daniel Milazar qui a choisi le nom de scène Mr Snyp.

Mr Love: laissez le charme opérer

Son numéro de séducteur, Mr Love ne cesse de le perfectionner. Au point que la progression de cet artiste brille par sa continuité. Premier concert solo en mai 2015. Avant le saut au J&J en juillet de cette année. Un pari réussi pour celui qui a commencé au sein du boys band System R, il y a 17 ans. Avec le groupe, il a su laisser sa marque : Tous Sali, un incontournable des fêtes et une expression passée dans le langage populaire.

Mr Love est parvenu à se construire un univers de chanteur de charme qui joue à fond la proximité. Il est aidé en cela par son métier d’animateur radio, où il fait plaisir aux auditeurs en lisant leurs dédicaces. Cette année, il a également tenté l’aventure théâtrale avec les Komiko, en jouant l’Ange de l’amour dans leur adaptation de Roméo et Juliette.

Musicalement, il a fait des choix qui se sont avérés payants. Des reprises de Ti Frer au ragga, il avait fait fort avec le beat plus traditionnel de Monn anvi koné. Son choix de duo San twa avec Mary Jane Gaspard a aussi accroché le public.

Lin: récompensé dans les prochains jours?

Qui n’a pas écouté les chansons Lao, San ou encore C twa mo récompans ? Ces tubes, interprétés par Lin, ont été diffusés en boucle sur toutes les chaînes radio. Ce, depuis la sortie de son album solo Mo récompans en juin. Ce troisième album de Linlay Abdool Ramane, plus connu comme Lin, comprend neuf chansons.

Mo récompans, réalisé par le groupe de musiciens Otentik Groove, explore différents styles de musique. Le sega d’ambiance, le seggae, le zouk et la ballade y sont présents. Dans un entretien réalisé par l’express le samedi 6 août, l’ancien membre de Negro pou la vie, expliquait que depuis la sortie de son album, de nombreux changements sont intervenus dans sa vie. «Maintenant que je fais partie d’un groupe, je suis plus responsable. Même ma façon de chanter a changé», faisait-il ressortir.

Jimmy Gassel : L’alchimiste

Il est le seul des 17 nominés à ne pas chanter. Mais dès que le DJ touche à un titre, celui-ci se transforme en or. Dernier exemple : le tube AfroDance aux côtés de Mary-Jane Gaspard. Jimmy Gassel est né à Maurice en 1978 et rejoint la France avec sa mère à son adolescence. Lycéen, il se passionne pour la musique et enchaîne les soirées dans le sud de la France dès l’âge de 17 ans. Son talent le conduira en Espagne et à la prestigieuse boîte Bora Bo- ra en France, dont il est d’ailleurs toujours le directeur artistique. Pendant cinq ans, Jimmy Gassel a aussi animé les after parties lors du Festival de Cannes.

 Afrodance est loin d’être sa première création. Il a travaillé avant cela avec la Zambienne Kayfigo sur Kanyelele et Laura Beg sur l’énorme titre Friends. Le clip a été vu deux millions de fois sur YouTube, un succès qui ne l’étonne pas. «Les Mauriciens aiment danser. Les sonorités numériques qui donnent envie de bouger et une voix mauricienne, bien sûr que ça marche.» En 2017, il sortira un album avec cinq ou six titres. L’un d’eux sera chanté par une grande voix mauricienne pour un duo inédit.

Hans Nayna: Soul mate


 

Hans Nayna, c’est l’histoire d’une rédemption réussie de fort belle manière. À coups de musique soul sensible. C’est ce qui permet à l’auteur-compositeur-interprète de lancer dans Mo lam, l’un des titres phares de l’album Music for the soul : «Pann anvi swiv/ monn anvi kre/monn anvi tras mo prop sime.» Music for the soul est un album réalisé grâce au crowd-funding.

Que de route avant l’aboutissement de l’album et de la tournée qui a suivi. Des live qui ont illustré l’aisance de Hans Nayna sur scène, avec sa guitare.

Le jeune homme se fait d’abord connaître en passant semaine après semaine dans l’émission Run Star sur Antenne Réunion. C’était en 2013. Il s’agit d’un équivalent de l’émission À la recherche de la nouvelle star, sur la chaîne M6. Il finira dans les dix finalistes.

Par la suite, c’est dans la rubrique des faits divers que l’on retrouve Hans Nayna. Il défraie la chronique en 2014, quand il est arrêté à sa descente d’avion avec 400 g de cannabis, alors qu’il revient de La Réunion. Il est condamné à un an de prison. Il sera par la suite remis en liberté provisoire.

Jasmine Toulouse : Oser changer de vie


 

La persévérance, c’est ce qui caractérise Jasmine Toulouse. On comprend mieux le titre de son album Leve fam dan zil quand on plonge dans la vie de la «zouk queen».

Cette battante, qui fait tout pour s’en sortir, vient d’une cité EDC où la débrouille fait partie du quotidien. Elle arrête assez vite les études et devient vendeuse, puis réceptionniste  dans une agence immobilière. Avant de prendre de l’emploi comme secrétaire de l’École des techniciennes de maison, projet de Caritas île Maurice. À force de l’entendre répéter qu’elle veut reprendre ses études, des travailleurs sociaux l’aident à réaliser ce rêve.

La voilà inscrite aux cours du soir en management au Charles Telfair Institute, à Moka. Toutefois, comme son cours se termine à 20 h 30, à cette heure-là, il n’y a plus d’autobus pour lui permettre de regagner son domicile à Rivière-Noire. Mais Jasmine Toulouse n’abandonne ni les études ni la musique. Elle est l’une des invitées du concert de Mr Love. Elle était aussi aux côtés de Linzy Bacbotte dans la reprise à succès de Sister Act, mise en scène par Gérard Sullivan, avant de participer au concert Koze Fam 3.

Flashback: Symbiose de la musique

Ils ne savent pas comment définir le type de musique qu’ils jouent. D’ailleurs, presque trois mois après la sortie de leur album Sinbioz, les membres du groupe Flashback n’arrivent toujours pas à trouver la terminologie qui leur convient. «Et c’est justement la raison pour laquelle on a baptisé notre premier album Sinbioz. Les chansons qui figurent sur l’album représentent les différents univers d’où nous sortons, respectivement», explique Melanie Pérès. D’ajouter que cette incapacité de mettre un nom à leur type de musique est un plus.

Sinbioz propose sept morceaux à la fois humoristiques et le reflet de la réalité sociale. Katy raconte l’histoire d’une prostituée qui change de métier et Mo pa le marye évoque la femme qui ne veut pas se passer la bague au doigt. Mais encore E kam raconte l’histoire d’un bater bis. Après la sortie de Sinbioz, le groupe s’est agrandi. Les artistes sont Melanie Pérès, Wilford Wong, Deeran Moorghen, Hansley Vincent, Manraj Bicka, les cousins Hansley et Kersley Tuyau, et Yogeshen Aroonachellum. Ce dernier remplace Julien Bibi, parti à l’étranger pour ses études.

Gary Victor: Une nouvelle victoire !

Il n’a tergiversé ni dan gos, ni dan drwat. Deux ans après avoir été révélé par le concours Nou Pei Nou Lamizik, Gary Victor a sorti son premier album : Elle Danse. «C’est une suite de Zoli Mamzel. Li népli tousel, aster li dans avek mwa», explique le chanteur de 22 ans en éclatant de rire. C’est dire l’assurance qu’a gagnée le jeune homme depuis qu’il est monté sur scène la première fois, il y a deux ans.

Dans Elle Danse, Gary Victor montre aussi son côté grand coeur. Alors qu’il pouvait facilement s’associer à d’autres grands noms pour des featurings, il a choisi deux chanteuses inconnues du public. Sa soeur Mélanie et Charlotte César, qui chante dans le circuit hôtelier. Celle-ci l’accompagne dans Demane, l’un des titres très populaires. «J’ai écrit Demane il y a deux ans seulement. Les autres chansons, je les ai écrites quand j’étais adolescent.»

Grandir, mûrir, écrire, chanter, Gary Victor ne demande que ça. Tout ce qui vient avec «n’est que du bonus».

Caroline Jodun : Touchante sensibilité

On ne la présente plus. Pourtant, Nu destiné n’est que le second album de Caroline Jodun. Plusieurs de ses titres tels que Leker Soufer, Fam amoureuse, Rev Mama ou Rann Twa Itil ont connu un franc succès auprès du public. La sensibilité, qui caractérise la jeune mère de 35 ans, est plus que jamais présente dans Nu destiné.

 En 2015, c’est Caroline Jodun que la Mauritius Commercial Bank, sponsor officiel de l’équipe mauricienne pour les Jeux des Iles, avait choisie pour interpréter Krwar, Trasé, Rési, un titre interprété pour motiver les athlètes, mais qui illustre bien la vie de cette chanteuse.

Avec ce nouvel album, Caroline Jodun confie avoir franchi une étape. «Je suis plus positive, j’ai comme une bouffée d’air frais dans ma vie.» L’album, qui compte 12 titres, lui ressemble avec des styles divers. Il y a de tout : la ballade, le maloya, le séga d’ambiance et le reggae. Il y a également des featuring avec les grands noms de la scène musicale à Maurice mais aussi dans l’océan Indien, notamment avec The Prophecy et Dominique Barret de La Réunion.

Double K Retour du «fis prodig»

Il veut marquer son come-back sur la scène mauricienne. Et ce n’est pas une coïncidence s’il a choisi le titre Fis prodig pour son quatrième album. Ce, après quatre ans d’absence à Maurice. Double K, de son vrai nom Kurtis Empeigne, signe, en fait, son retour de l’Italie où il suivait des cours d’ingénieur du son.

 Si l’album compte dix chansons, c’est surtout Ki li ti rodé qui a fait fureur depuis la sortie de l’album. «Bann santé la ti la dépi avan.» Pardonn mwa, par exemple, dormait dans le tiroir depuis une décennie. Le chanteur a compilé ses chansons disponibles pour marquer son retour sur la scène locale. «Si vous comptez sur mes inspirations italiennes, il faudra attendre longtemps. Car produire deux albums dans un court délai est impossible à cause des coûts.»

Double K. compte trois autres albums solo : Zizman dernier, Exiler et Mo rev. En 2011, le clip Madam la a été récompensé par les votes du public et du jury. Cela a valu à l’artiste le titre de meil- leur artiste aux MBC Music Awards. Il a coréalisé trois albums:Sanz twa, Orphelin et Hypocrisie avec son groupe Mighty Jah.

Alain Ramanisum: «Vinn dansé !»

D’une pierre deux coups. C’est ce qu’a voulu faire Alain Ramanisum à travers son single Aao Nacho, qui se traduit par «venez danser». D’une part, il raconte une vraie histoire et, d’autre part, il encourage les Mauriciens à préserver le multiculturalisme. «Je suis souvent invité à chanter lors des mariages. Il y a quelques années, un ami m’a demandé d’interpréter une chanson en hindi. Lorsque j’étais enfant, j’aimais bien regarder les films bollywoodiens, donc ça n’a pas été difficile.»

Il choisira une chanson du film Disco Dancer, sorti en 1982. Non pas la chan- son titre mais le morceau Goron ki na kaalon ki, interprété par Suresh Wadkar et Usha Mangeshkar. Alain Ramanisum reprendra des couplets de la chanson. Soit «Goron ki na kaalon ki, dunya hain dilwalon ki, haske jiye haske mare hum jaise dilwalon ki». Traduction : le monde n’appartient pas aux Blancs ou aux Noirs, mais à ceux qui ont un cœur… à ceux qui vivent et meurent avec le sourire, comme nous. «Il faut cultiver le multiculturalisme.»

Borghini: Reggae authentique

Métamorphose. Voilà ce qui caractérise cet artiste. Il a changé de nom, passant de Dr Boyzini à Borghini, son «vrai prénom». Il a surtout changé de style, troquant le manteau et les danses endiablées du Dr Boyzini contre le reggae en français de Borghini. Pour ce tournant dans sa carrière, l’artiste a sorti un album en forme de déclaration. Il s’intitule I’m Borghini, histoire d’affirmer son identité musicale, après le traumatisme du 30 décembre 2015.

Ce jour-là, alerté que des marchands ambulants vendaient des CD piratés près de la gare du Nord à Port-Louis, il était descendu dans les rues pour défendre ses droits. Il avait alors eu maille à partir avec des policiers. La bagarre avait fini en cour avec des charges provisoires d’assault with premeditation, assaulting police et larceny with violence. Des accusations rayées en septembre. Depuis, Borghini qui, dans un premier temps, avait décidé d’arrêter la musique, a opéré un virage musical. Trois titres sont à écouter sur theartist.lexpress.mu.

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