Bilan après deux ans: les mesures phares du ministère de l’Agro-industrie

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«L’express» continue sa série initiée lundi 5 décembre avec le bureau du Premier ministre. Place au secteur de l’agro-industrie, marqué par la fièvre aphteuse et une pénurie de thé.

La relance du secteur théier

Le ministère s’est lancé dans une grande campagne pour relancer le secteur théier il y a deux mois. Dans cette démarche, 180 tonnes de fertilisants ont été offertes et 6 000 arpents de terre ont été mis à la disposition des planteurs de thé.

Le ministre Mahen Seeruttun a fait comprendre que la pénurie de thé n’est due qu’aux conditions climatiques, mais qu’un «boost est attendu». D’indiquer que les planteurs ont également eu droit à des cisailles pour une récolte plus rapide et «pallier le manque de main-d’œuvre». Il a également souligné que des formations destinées aux planteurs, en matière de culture organique, ont eu lieu.

Un Seeds Purchase Scheme

À travers le Seeds Purchase Scheme, les planteurs obtiennent 90 % d’un prêt en avance pour l’achat des semences. Cette année, l’Office du marché a accordé Rs 15 millions à quelque 210 planteurs. Avec ce plan, il devrait avoir une hausse de la production d’oignons, estimée à 1 300 tonnes cette année, et d’ail, qui devrait augmenter de 85 à 130 tonnes.

Le Sugarcane Sustainability Fund

Avec la mise sur pied du Sugarcane Sustainability Fund, les producteurs de sucre ont droit à des subventions. Ceux qui produisent jusqu’à 60 tonnes de sucre perçoivent Rs 1 100, alors que ceux qui dépassent ce volume ont droit à Rs 300 par tonne.

Un Sheltered Farming Scheme

L’introduction du Sheltered Farming Scheme vise à encourager le système de culture protégée parmi les planteurs. Cela, en raison du réchauffement climatique. Les allocations offertes aux planteurs ont augmenté de Rs 250 000 à Rs 400 000.

Le Bio Farming Promotion Scheme

Le Bio Farming Promotion Scheme a été introduit pour encourager la production agricole. Il offre des facilités fiscales et financières, telles que le tax holiday, les exemptions de la TVA sur les équipements et intrants agricoles et un taux d’intérêt de 3 % pour les emprunts auprès de la MauBank.

Pesticides : nouveaux règlements bientôt

Un comité technique planche sur l’élaboration de nouveaux règlements sous le «Dangerous Chemicals Control Act». L’idée est de mieux contrôler l’usage des pesticides par les agriculteurs ainsi que les résidus des pesticides sur les fruits. Ces règlements seront prêts d’ici la fin du mois et ils seront envoyés au ministère de la Santé pour la préparation du projet de loi.

Sur recommandation du ministère, 13 pesticides ont été enlevés de la liste des produits par le «Dangerous Chemicals Control Board». Il y a également la préparation de lois appropriées avec l’assistance technique de l’Organisation mondiale de l’alimentation. Il s’agit d’introduire des normes pour les bio-fertilisants, les bio-pesticides et autres intrants bio afin d’assurer que des produits de bonne qualité sont mis en vente sur le marché local.

«On a géré la fièvre aphteuse et la salmonellose»

Des crises, soit la fièvre aphteuse et la salmonellose, ont marqué cette année. À ce sujet, Mahen Seeruttun a simplement indiqué que «ce sont des problèmes que nous avons gérés». Il n’en dira pas plus. Le ministre de l’Agro-industrie avait également pris la décision d’abattre les chauves-souris, au grand dam des associations de défense d’espèces protégées. «Il y a tellement de choses que nous avons accomplies.»

Ce qu’ils en disent

Kessan Fowdar, planteur à Camp-de-Masque-Pavé : «Des mesures intéressantes»

Kessan Fowdar, un planteur de légumes, fruits et canne à sucre, soutient que les mesures prises par le ministère de l’Agro-industrie sont intéressantes. Il cite l’augmentation de l’allocation pour la culture protégée. «C’est une mesure très encourageante qui vise à relancer la production des légumes.»

Par contre, en ce qui concerne les subventions pour les planteurs de canne à sucre, il fait ressortir que cet argent n’a pas encore été déboursé. Il souhaite que le ministère fasse le nécessaire au plus vite pour relancer la culture.

Anil Sohawon, éleveur à Nouvelle-Découverte : «Le service vétérinaire laisse à désirer»

Anil Sohawon, éleveur de vaches, se dit déçu du service  vétérinaire. «Nous avons un système archaïque qui date des années 60 et aucun ministre de l’Agro-industrie n’a réussi à le revoir. Et la fièvre aphteuse a fait ressortir cette faille du système.»

Il affirme également que les éleveurs n’ont pas de facilité d’emprunts. Il avance que la banque se montre très exigeante lorsqu’un petit éleveur fait une demande d’emprunt. Selon lui, le ministère doit être plus à l’écoute et inclure au moins un éleveur dans les comités afin qu’il se fasse entendre.

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«L’express» donne à nouveau l’occasion aux Premier ministre et ministres de présenter leur bilan après bientôt deux ans au pouvoir. Plusieurs ministères ont bienveillamment accepté, mais nous donnons aussi la parole à ceux qui trouveraient à redire...

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