Rezistans ek Alternativ: «Que le gouvernement ouvre les discussions sur le POTA»

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Les membres de Rezistans ek Alternativ ont commenté la réforme électorale à Rodrigues, samedi 3 décembre.

  Les membres de Rezistans ek Alternativ ont commenté la réforme électorale à Rodrigues, samedi 3 décembre.  

«Il y a des risques que nos droits constitutionnels soient violés en donnant plus de pouvoir à la police…» Rezistans ek Alternativ a axé sa conférence de presse sur le Prevention of Terrorism Act (POTA), samedi 3 décembre. Le parti a lancé un appel au gouvernement pour qu’il ouvre les discussions à la société civile, les organisations des droits humains et les représentants légaux, entre autres.

Selon Rezistans ek Alternativ, «le gouvernement a tendance à amender des lois importantes, tel le POTA, en période de fêtes». Il a ajouté que  «durant cette période, l’attention de la population n’est pas centrée sur toutes ces lois».

Autre sujet abordé: la réforme électorale à Rodrigues. Rezistans ek Alternativ déplore le manque de respect envers l’autonomie de Rodrigues et son peuple. «La réforme ne devrait pas être valable puisqu’elle a été votée en l’absence de l’opposition et après plusieurs manifestations de la société civile. C’est une politique despotique», a fait ressortir le parti. Ce, dit-il, alors que c’est SAJ lui-même qui a accordé l’autonomie à Rodrigues.

Aussi à l’agenda, l’interdiction de la marche de la plateforme Aret Kokin Nu Laplaz mercredi dernier. «Rezistans ek Alternativ condamne sévèrement cette interdiction. D’autant plus que ce n’est que deux heures avant la marche que les membres de la plateforme ont été informés qu’ils ne pourront tenir leur marche», explique Dany Marie. De plus, selon le parti «cette interdiction est synonyme d’une prise de partie de la police».

Kugan Parapen, un autre membre de Rezistans ek Alternativ, s’est, lui, attardé sur le voyage de Pravind Jugnauth en Chine. «Si la population croit que la Chine nous offre un nouveau complexe sportif et un emprunt sans rien attendre en retour, elle est bien naïve», a-t-il soutenu.

Selon l’économiste, la signature du Memorandum of Understanding pour un éventuel accord commercial est un «mauvais» signe.  Il ajoute que «même si cela voudrait dire que Maurice pourra exporter beaucoup plus vers la Chine, celle-ci aura plus de liberté». Et comme la Chine est un bien plus gros producteur, «notre marché sera bien vite submergé de produits chinois», poursuit Kugan Parapen.

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