[vidéo] The Voice Russia: «Ma personnalité et mon style sont appréciés ici»

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Hansley Poinen, lors de sa prestation dans The Voice Russia.

Hansley Poinen, lors de sa prestation dans The Voice Russia.

Le Mauricien Hansley Poinen est en train de conquérir la Russie dans “The Voice Russia”. Vendredi dernier, il a franchi l’épreuve des KO, troisième palier. Le jeune homme, dont le parcours est suivi par «l’express», reste réaliste face à cette échéance.

Décider de chanter «Come Together» en jouant vous-même à la batterie, n’était-ce pas un risque inutile dans un concours qui récompense la voix ?
Un risque certes. Inutile, je n’en suis pas sûr. Ceux qui me connaissent savent que je chante, je joue à la batterie, à la guitare et à la flûte. Je voulais, pour un tour, montrer que je joue aussi à la batterie. Oui, je l’avoue, c’était difficile. Cela a ajouté au stress qui était déjà présent puisque la performance allait être jugée par mon coach et l’émission est diffusée devant au moins 20 millions de téléspectateurs. Moi, je ne suis pas totalement satisfait de ma performance. Mais j’accède au prochain tour. Au premier tour et lors des battles, j’avais joué à la guitare. Pour l’épreuve des KO, j’ai joué à la batterie, et pour le prochain tour, je compte bien jouer à la flûte. Je veux faire découvrir mon univers musical et les différentes personnalités que je présente.

Vous vouliez jouer à la batterie et il y avait 10 000 possibilités. Mais vous avez choisi Come Together, qui est ponctué de contretemps, et donc d’obstacles. Chanter en même temps, ce n’est pas donné.
Oui, mais je joue à la batterie depuis des années. Et cela fait longtemps que je ne joue pas à la batterie régulièrement. Cela me manquait. L’occasion de renouer avec cet instrument était trop belle. Il fallait que je prenne le risque de me mettre en difficulté. Ici en Russie et en Ouzbékistan, on ne me connaît souvent que comme chanteur dans un restaurant ou comme guitariste. Pour moi, c’était comme une réconciliation publique avec ma batterie. Et je pense qu’elle était belle, cette réconciliation.

Le prochain tour, ce sont les épreuves en direct face au vote du public. Comment vous vous y préparez ?
Je m’y prépare comme je l’ai fait les tours précédents. En même temps, tout est différent. C’est le public russe qui va voter et pas les coaches. J’appréhende ce moment, parce que ce n’est pas mon pays. Il n’y a certainement pas suffisamment de Mauriciens ici pour influer sur l’issue du vote. Je vis et je travaille en Ouzbékistan. C’est là-bas que les gens me connaissent et ce public-là ne peut pas voter. Donc, je souffre d’un double handicap. Je vais en face du public russe sans aucune assise. Mais ce n’est pas un problème. Je suis en quart de finale et je suis très content. Tout ce qui viendra après, ce n’est que du bonus. Je donnerai le meilleur de moi-même. Je chanterai Fragile de Sting et je m’accompagnerai à la flûte. Le prochain tour, je le sens bien. Je suis certain que les Russes vont me juger sur l’émotion que je dégagerai sur scène. L’instant présent est une notion incontournable dans la musique. Je peux me préparer à fond, donner tout ce que j’ai, mais c’est l’énergie et l’émotion dégagée sur scène durant les cinq minutes de ma performance qui seront décisives.

Vous disiez dans votre première interview que les gens vous reconnaissent dans les rues de Moscou et que vous commenciez à développer une certaine popularité. Quand vous prenez cela en compte, et que vous jugez le niveau de vos adversaires pour le prochain tour, pensez-vous avoir une chance, même si le peuple russe est perçu comme étant plutôt nationaliste ?
Vous l’avez dit, c’est un peuple qui est perçu comme étant nationaliste et qui s’attache fortement aux valeurs du pays, à sa langue et sa culture. Ceci dit, ma musique, ma personnalité et mon style sont appréciés ici. Donc, oui j’ai une chance. Si les téléspectateurs arrivent à ressentir l’énergie que je dégage, oui j’aurais une chance énorme. Mais quoi qu’il arrive, je vis déjà un rêve. Je voulais participer à The Voice. Je l’ai fait. J’ai atteint mes objectifs, et je remercie Dieu pour cela.

Un rêve sans embûches ?
Bien-sûr qu’il y a des embûches. Je suis loin de ma famille, de mon pays. Quand j’y pense, c’est l’été à Maurice. Ici, il fait terriblement froid. Je dois régulièrement aller à la clinique pour des soins. Mon pays me manque. C’est terrible de vivre de tels moments de bonheur sans pouvoir les partager avec sa famille et ses amis. Mais sur scène, je ressens leur énergie, même s’ils ne me voient pas en direct techniquement puisque l’émission n’est pas diffusée à Maurice. C’est peut-être ce qui fait ma force. Je suis obligé d’aller au fond de moi pour puiser l’énergie de mes proches. Et l’art, c’est cela : la force intérieure.

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