[Audio] Ameenah Gurib Fakim: «Le ministère des Finances au courant de mes voyages»

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La présidente de la République n’entend pas exercer une fonction «vase à fleurs» et dit œuvrer à l’étranger pour ramener des investissements.

La présidente de la République n’entend pas exercer une fonction «vase à fleurs» et dit œuvrer à l’étranger pour ramener des investissements.

Ses voyages dérangent. Au gouvernement mais aussi parmi les membres du public. Sur lexpress.mu, lorsque «l’express» avait barré sa Une avec le titre «Qui veut la peau d’Ameenah Gurib Fakim» ?, de nombreux internautes étaient montés au créneau. «With 29 visits in 18 months, she should hold the Guinness Book of Records», écrivait un de ceux-là sur le site lexpress.mu. Ce samedi 26 novembre, Ameenah Gurib Fakim a voulu mettre les points sur les i : à un confrère à la radio, elle s’est expliquée sur ses voyages. «J’ai ramené presque Rs 1 milliard d’investissement direct au pays», fait-elle valoir. 

La présidente a expliqué que lorsqu’elle est entrée dans l’exercice de ses fonctions, elle avait indiqué qu’elle comptait mettre l’accent sur trois pôles :  l’éducation, le développement durable et la culture. Et c’est dans ce but qu’elle œuvre. «La présidence a aussi un rôle diplomatique», insiste-t-elle.

Elle en a profité pour livrer son bilan et justifier ses déplacements. A titre d’exemple : «J’ai fait en sorte que 10 Mauriciens puissent obtenir des bourses pour effectuer des PhD.» 

Ameenah Gurib Fakim a expliqué comment elle voit son rôle en tant que présidente. Pas un «rôle vase à fleurs» mais elle veut plutôt «utiliser sa position pour faire développer des relations à travers le monde et ramener des investissements». D’autant plus que «nous sommes un petit pays perdu dans l’océan. Comment ramène-t-on des investisseurs si l’on reste à Maurice ?»

Et d’insister sur un fait : «Je travaille pour mon pays. Je n’ai aucune intention de gêner qui que ce soit.»

Comment réagit-elle face à ceux qui l’accusent de trop voyager ? Elle précise d’abord que ses voyages ne coûtent rien à l’Etat puisqu’elle est invitée par le pays hôte. Mais aussi le fait que tous ses déplacements sont déjà discutés avec le PM. «Tous mes déplacements sont visés par le ministère des Finances. Le budget est alloué par le ministère. Ce n’est pas la présidence qui gère ce budget-là.»  

«A aucun moment, l’on ne m’a dit de ne pas y aller…» 

La présidente ajoute encore qu’une fois de retour de ses missions, elle fait un rapport et indique quels sont les suivis à faire. Tout est fait, «dans la transparence».

S’expliquant sur la Pakistan Week qui a, semble-t-il, «embarrassé» le gouvernement, elle explique qu’elle a informé le ministère des Affaires étrangères et a aussi approché le Board of investment. «C’était une façon extraordinaire d’attirer les investissements. A aucun moment on ne m’a dit de ne pas y aller parce qu’il y a des tensions diplomatiques…»

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