Journée mondiale Jeux vidéo : jouer sur les avantages plutôt que sur les méfaits

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Avec son casque audio et sa console, votre enfant plonge allègrement dans un monde virtuel. Pour la Journée mondiale du jeu vidéo, vendredi, faisons un tour des bienfaits et méfaits de ces jeux.

Les sims, Call of Duty, Grand Theft Auto V, entre autres. Ces noms de jeux vidéo ne sont pas inconnus des adeptes des jeux virtuels nécessitant un appareil informatisé. S’ils demandent parfois un certain niveau de maturité, ceux qui s’y mettent sont de plus en plus jeunes. «Force est de constater que l’âge des utilisateurs d’écrans ne semble avoir aucune limite», fait ressortir Laurent Baucheron de Boissoudy, psychologue. «Dès l’âge de deux ou trois ans, les enfants pianotent avec habileté et un intérêt intense sur les touches, découvrant avec bonheur les plaisirs du jeu vidéo», poursuit-il.

Par ailleurs, les garçons jouent davantage aux jeux vidéo que les filles. C’est valable aussi bien chez les adolescents que chez les adultes, souligne le psychologue. D’ajouter que «ce sont toujours eux qui sont des aficionados, voire des dépendants de ces jeux». D’ailleurs, à titre d’exemple, «quand d’autres enfants sont en train de jouer ensemble et que votre enfant préfère continuer à s’accrocher à son écran et lorsque cela fait déjà plus de trois heures qu’il est concentré sur son jeu, il y a une problématique d’addiction», dit notre interlocuteur. Si la dépendance est un risque souvent associé aux jeux vidéo, plusieurs autres dangers ne sont pas à écarter.

Être constamment devant un écran incite d’une part à la sédentarité. Et «le manque d’exercices physiques entraîne le surpoids et les risques de maladies cardio vasculaires prématurées», précise Laurent Baucheron de Boissoudy.

D’autre part, il convient également de savoir qu’une personne – enfant ou adulte – jouant aux jeux vidéo peut souffrir de problèmes mentaux. Elle risque notamment d’avoir, indique le psychologue, «des troubles du système nerveux, de souffrir d’épilepsie, avec certains jeux trop stimulants ayant des graphiques trop vifs et rapides»

Un joueur excédant la limite recommandée de temps à passer sur son ordinateur ou sa console, se fatigue aussi beaucoup les yeux. Et cela peut provoquer des «maux de tête, connus comme céphalées», ajoute notre interlocuteur.

Il existe également des dangers sociaux qu’il faudrait considérer si un individu passe trop de temps à jouer aux jeux vidéo. «Un isolement psychosocial peut se produire», note Laurent Baucheron de Boissoudy. «Il y aura un repli psychoaffectif à cause du manque de communication avec les proches ou les amis.»

Jouer aux jeux vidéo sans en abuser présente, toutefois, des avantages pour le joueur. «Les jeux vidéo, souligne le psychologue, font appel à une grande agilité et dextérité au niveau des doigtsCe qui «stimule les capacités liées à la motricité fine», soit l’ensemble des gestes moteurs, qui assurent l’aisance globale du corps.

Les jeux vidéo sont ensuite de puissants stimulants des capacités cognitives. Ainsi, pour gagner ou atteindre son but, le joueur doit «faire preuve de concentration et d’attention». Laurent Baucheron de Boissoudy poursuit que ces jeux permettent également d’encourager «la perception du stimulus – l’attitude du cerveau –, le traitement rapide d’information, la résolution d’énigmes ou de problèmes».Autre avantage qu’apportent les jeux vidéo est le développement du sens de la persévérance. Car «face aux difficultés pour ‘avancer’ dans les jeux, il faut fournir beaucoup d’efforts et ce parfois, pendant longtemps», reconnaît le psychologue.

Il faut savoir qu’une à deux heures maximales et ce, trois fois par semaine est le temps qu’il convient pour jouer aux jeux vidéo. Laurent Baucheron de Boissoudy tient, lui, à faire ressortir que malgré les avantages de ces jeux, il faut être conscient de ce que vous proposez à «vos enfants pour nourrir leur développement psychologique, affectif, cognitif, social et physique ou moteur»

«Aucun jeu électronique, qui se déroule sur un écran froid et impersonnel, ne pourra remplacer l’expérience directe, naturelle avec de vraies personnes, de vrais animaux ou de vrais objets», commente le psychologue. «Le monde virtuel est un qui est déshumanisé et irréel. Et il ne doit pas constituer l’unique source d’expériences pour vos enfants», conclut-il.

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