Trou-d’Eau-Douce : des plaisanciers déposent devant l’EOC

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Ils étaient plusieurs plaisanciers à déposer devant l’Equal Opportunities Commission le 9 novembre . Ils font partie de l’Eastern Federation of Pleasure Craft Operators, qui milite depuis plusieurs années contre les opérateurs illégaux. Ils ont pu dire ce qu’ils avaient sur le coeur aux membres de la commission.

Un ouf de soulagement. C’est ce qu’ont poussé Darsan Ractoo et Anand Pydegadu, respectivement président et vice-président de l’Eastern Federation of Pleasure Craft Operators (EFPCO). La raison : «Nous n’avons eu aucune justice jusqu’à présent. Beaucoup sont venus en nous donnant de faux espoirs et même plusieurs cas en cour ont été rejetés. Mais finalement ici (NdlR, à l’Equal Opportunities Commission (EOC)), nos doléances ont été entendues et considérées», dit le président. En effet, le 9 novembre, quelques membres de l’association ont déposé une plainte à l’EOC en présence des cadres du ministère du Tourisme et de la Tourism Authority. Car l’EFPCO milite notamment contre les plaisanciers illégaux.

C’est en 2005 que tout a commencé. Depuis, l’EFPCO lutte contre les bateaux et ces opérateurs illégaux qui ne respectent pas leurs bases d’opération et qui font concurrence aux plaisanciers de Trou-d’eau-Douce. «Tout le monde est intéressé à travailler à Trou-d’Eau-Douce mais nous n’avons pas assez de travail et c’est triste à dire qu’aujourd’hui, nous avons plus de bateaux illégaux dans la région», déplore Darsan Ractoo. D’ajouter que ce problème ne cesse de s’aggraver. Cela, depuis que l’ancien régime a livré environ 130 attestations à des «canvasseurs».

Anand Pydegadu explique, lui, que ces permis sont donnés à certains opérateurs afin qu’ils puissent parler et convaincre les clients. Ainsi que négocier les prix pour des sorties et autres activités en mer. Alors que d’autres, ceux qui n’ont pas ces permis, doivent travailler à un prix fixe et ne peuvent ni convaincre les clients ni faire du marketing.

Anand Pydegadu indique que plusieurs opérateurs ayant ce permis ont des comptoirs dans des hôtels. Et que ce sont uniquement eux qui ont le droit d’aborder les touristes. Tandis que les autres sont obligés de s’asseoir et d’attendre que le client vienne à eux.

«C’est une discrimination envers les 900 opérateurs enregistrés. Car la Tourism Authority dit n’avoir livré que 130 permis alors qu’il y a 900 opérateurs. L’ancien gouvernement parlait de projet pilote mais malheureusement l’actuel gouvernement l’a officialisé. De plus, la Tourism Authority a déclaré que désormais, ce permis ne sera plus livré et seules 130 personnes en ont bénéficié», précise le vice-président. «Pour nous c’est une injustice. D’ailleurs, lorsque nous avons porté plainte, nous avons demandé d’annuler ce permis ou alors de le donner aux 900 opérateurs.»

De g. à dr., Darsan Ractoo et Anand Pydegadu. 

Anand Pydegadu souligne que l’argument avancé par les cadres de la Tourism Authority pour l’émission de ce permis est le critère d’ancienneté. Un argument qui est inacceptable, selon les membres de l’EFPCO qui jugent que c’est plutôt du favoritisme. «Quelques membres de la fédération et moi sommes les plus anciens, nos bateaux sont enregistrés depuis l’époque où le département de fisheries s’occupait des bateaux. Les nôtres sont d’ailleurs toujours enregistrés auprès de ce département», soutient le vice-président. «Mais malgré notre ancienneté, nous n’avons pas eu ce permis.»

Les membres de l’EFPCO disent avoir une lueur d’espoir après avoir déposé devant l’EOC. «Nous comptons beaucoup sur l’avis de l’EOC, qui devrait aider à mettre de l’ordre. Et aussi à nous rendre justice», conclut nos interlocuteurs.

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