Présidence vs Hôtel du gouvernement: Ameenah Gurib-Fakim «meurtrie et blessée»

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Ameenah Gurib-Fakim a pris l’avion pour l’Inde jeudi soir.

  Ameenah Gurib-Fakim a pris l’avion pour l’Inde, jeudi soir.  

Le désaccord entre la présidente de la République et certains ministres va crescendo. La réaction d’Anil Gayan, qui a ouvertement affiché sa position sur les voyages et les initiatives entreprises par Ameenah Gurib-Fakim, n’a pas laissé certains insensibles. À commencer par la principale intéressée, qui serait, dit-on, «meurtrie et blessée» par la façon dont elle est traitée.

Petit rappel. Le ministre de la Santé, s’exprimant en tant qu’ «ancien ministre des Affaires étrangères», a soutenu que le fait que les déplacements de la présidente à l’étranger soient payés par les hôtes «n’est pas correct sur le plan diplomatique». Et la riposte ne s’est pas fait attendre dans l’entourage de la chef d’État.

«Ameenah Gurib-Fakim n’est pas la première présidente à se faire payer ses voyages. Ses prédécesseurs, qui se reconnaîtront, ont aussi effectué des déplacements à l’étranger, billets d’avion et hébergement pris en charge par l’hôte», confie une source. Ajoutant même que le voyage de l’épouse et du garde du corps d’un des anciens présidents aurait été pris en charge.

Qu’en pensent les «anciens», justement ? Pour en savoir plus, on a contacté Cassam Uteem. Mais l’ancien président de la République a affirmé qu’il ne peut parler de la situation actuelle. «Quand moi j’étais à ce poste, l’État et l’État seul payait mes déplacements et j’effectuais un maximum de trois voyages par an. Je n’acceptais pas les invitations où le voyage était payé. Je me faisais un devoir de partir une fois en début et une fois en fin d’année et j’avais pris pour principe d’effectuer des visites dans des pays de peuplement comme la Chine, l’Inde et Madagascar. Le troisième était un déplacement obligatoire», fait valoir Cassam Uteem.

En tout cas, une chose est sûre. Le Conseil des ministres est divisé en ce qui concerne toute cette polémique. Certains, comme Soodesh Callichurn, Ashit Gungah et Leela Devi-Dookun, affichent ouvertement leur solidarité avec Ameenah Gurib-Fakim. Les deux premiers affirment que cette dernière est «aimée de tous», ou encore que «c’est un privilège de l’avoir comme présidente». Quant à la ministre de l’Education, elle a, à l’issue de la cérémonie marquant les 40 ans de l’UPSEE à l’Auditorium Octave Wiehé, à Réduit, hier, soutenu que la présidente «fait un travail formidable».

De son côté, Ameenah Gurib-Fakim a pris l’avion pour l’Inde, jeudi soir. Elle était l’invitée de la Swaminathan Research Foundation, à Chennai, vendredi. Elle devrait également prononcer un discours à la City Montessori School, à Lucknow, lors de sa 50e conférence annuelle, devant un parterre d’académiciens. Elle sera en outre l’invitée de la Lovely Professional University, à Punjab, qui accueille 40 000 étudiants.

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