Beau-Bassin: quand la nourriture alimente la Nightlife

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Ce quartier de Beau-Bassin s’anime le soir, grâce aux nombreux commerces qui s’y trouvent.

Ce quartier de Beau-Bassin s’anime le soir, grâce aux nombreux commerces qui s’y trouvent.

Des véhicules garés çà et là sur le trottoir. Des clients qui se ruent vers des grillades, des sandwiches, des cornets de frites. Ceux qui ont la dent sucrée se tournent vers les pâtisseries. Deux amis traversent la route pour s’acheter des cigarettes et une boisson gazeuse. Ces scènes se déroulent presque tous les soirs à Beau-Bassin, autour du périmètre de Gool Square, plus précisément. L’ambiance, de toute façon, devrait encore grimper d’un cran. Puisqu’un géant du fast-food devrait également s’y installer…

Voir défiler des gens durant la nuit ne semble déranger personne. Au contraire, cela apporte de l’animation à la ville. Et ce n’est pas Naseer Ibrahim qui dira le contraire. Debout derrière le comptoir de l’emblématique Gool, l’employé, qui compte 33 ans de métier, trouve le coin «plus attirant» depuis quelque temps.

Ce «grand changement» est pour lui une aubaine, car cela attire encore plus de clients. Selon lui, d’autres commerces verront bientôt le jour non loin de là. Et d’indiquer le bâtiment commercial qui est en construction à côté. «Mo pran sa gato-la», lance au même moment Stephen Uppiah. C’est un habitué des lieux. «Touléswar mo bizin vinn isi. Mo pran mo stok gato mo al lakaz. Sé enn bon zafer. Ena fastfood a koté», fait-il remarquer, avant de s’éclipser.

De l’autre côté de la route, ce sont les grillades qui ont la cote. Selon des clients rencontrés sur place, pendant les week-ends ils ont l’habitude de se heurter à une longue file d’attente. Jean-Michel Tismar, le responsable, se lèche les babines. «Ça marche très bien. On ouvre jusqu’à deux heures du matin. Généralement, ce sont des gens qui vont en boîte qui s’arrêtent», affirme-t-il.

Burgers et frites sont aussi des spécialités de la maison. Si l’épizootie de salmonellose a un peu ralenti le «business», la cadence s’est accélérée par la suite. À tel point que Jean-Michel Tismar parle de la «métamorphose» de la ville. «Enn bon ti dévlopman dan Beau-Bassin. Ti manké sa. RoseHill osi ti bizin koumsa.»

Un souhait que partage Shaan Munohar, un Rosehillien, qui est aussi d’avis qu’il faut qu’il y ait plus de commerces qui ouvrent le soir, à travers le pays. S’il trouve que Beau-Bassin est «korek» avec «enn ti lanbians», il note toutefois que le prix pratiqué dans différents commerces est «un peu élevé»…

Plus loin, une autre enseigne, qui a ouvert ses portes il y a trois mois, se spécialise pour sa part dans la vente de sanwiches, desserts et viennoiseries, entre autres. Un employé évoque l’«effervescence» dans le quartier. «La vie nocturne commence à se manifester», constate-t-il. Si Quatre-Bornes a été la pionnière en termes de mariage «nourriturenightlife» Beau-Bassin n’est désormais plus en reste.

Seul bémol : le manque de sécurité dans les environs. «Les gens sont pressés. Ils se garent n’importe où. On est mal préparé au niveau du système routier face à ce développement à Beau-Bassin», fait-il valoir.

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