USA: des dizaines d'inculpations pour extorsion par des centres d'appel en Inde

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(Photo d'illustration)

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La justice américaine a annoncé, jeudi, l'inculpation de plusieurs dizaines de personnes et de centres d'appel situés en Inde, qui avaient monté une vaste arnaque et extorqué des centaines de millions de dollars à des dizaines de milliers de victimes aux Etats-Unis.

Vingt personnes ont déjà été arrêtées aux Etats-Unis et des inculpations ont été lancées à l'encontre de cinq centres d'appel ainsi qu'une trentaine d'Indiens, a précisé le ministère de la Justice dans un communiqué.

Plusieurs dizaines de milliers de victimes, originaires pour la plupart d'Asie du Sud, se sont vu extorquer de l'argent par des interlocuteurs téléphoniques prétendant être des agents des impôts américains ou des responsables de l'immigration, menaçant de les arrêter, voire de les renvoyer, dans leur pays s'ils ne payaient pas la somme demandée.

Pour ce faire, les victimes étaient dirigées vers des complices aux Etats-Unis, chargés de collecter les fausses amendes à l'aide de cartes bancaires prépayées ou de virements. L'argent était ensuite blanchi en dehors du pays.

Au total, 56 personnes et cinq entreprises indiennes --HGlobal, Call Mantra, Worldwide Solution, Zoriion Communications et Sharma BPO Services-- sont visées par les inculpations d'un procureur du Texas (sud), accusées notamment de conspiration en vue de voler une identité, fraude en réseau et blanchiment d'argent. 

«Ces individus réclamaient des paiements immédiats aux personnes qu'ils appelaient si elles voulaient éviter d'être expulsées ou éviter une arrestation ou pour recouvrir des impôts sur le revenu prétendument impayés», explique Leslie Caldwell, du ministère de la Justice.

«Ces criminels ont pris des centaines de millions de dollars pour cette seule escroquerie» et «visaient principalement des immigrants et des personnes âgées», a-t-elle poursuivi.

Le ministère, qui a remercié les autorités indiennes pour leur aide dans l'enquête, va demander l'extradition des Indiens accusés dans cette affaire.

Quant aux victimes, il est improbable qu'elles retrouvent un jour leur argent, estime Mme Caldwell: «Une fois que l'argent est payé, c'est parti».

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